Chapitre 9 : 1999-2017 : Renouveau : Une Paroisse tournée vers demain…

Chap 9 : 1999-2017 : Renouveau :
Une Paroisse tournée vers demain…

-1- Arrivée de l’Abbé Jan Pelc

C’est à un prêtre d’origine étrangère, l’abbé Jan Pelc, que Monseigneur Jean-Paul Jaeger, évêque du diocèse, confie la paroisse. L’abbé Jan Pelc, né en Pologne, est accueilli dans un premier temps à Paris par la commission franco-polonaise, où il poursuit ses études lui permettant d’obtenir une maîtrise et un doctorat. Après 5 années passées dans la capitale, il est nommé curé à Coulogne. Monseigneur Derouet, encore en fonction à ce moment-là, et membre par ailleurs de la dite commission, n’est pas étranger à cette nomination. Chaleureusement accueilli par les paroissiens, il y passe 5 années puis quitte le Calaisis pour le Boulonnais. Monseigneur Jaeger lui confie également une mission à l’aumônerie de l’enseignement public de Boulogne. Dans le même temps, l’abbé Wieslaw Pelc, son frère, rejoint son nouveau poste de la paroisse Saint-Joseph de Calais, après avoir officié à Sain-Martin-lès Boulogne.

L’arrivée de l’abbé Jan (ainsi demande-t-il à ce qu’on l’appelle afin qu’on n’écorche pas son nom), apporte plusieurs changements dans la paroisse, et même un retour aux sources. En effet, devant la raréfaction du nombre de prêtres, on lui confie également la paroisse de Wimille. Wimereux et Wimille ne forment donc qu’une seule et même paroisse, reprenant la configuration d’avant 1902, avec l’ajout de l’église du Christ-Ressuscité qui n’existait pas à l’origine. La paroisse devient « Paroisse Nouvelle Wimille-Wimereux. L’abbé Jan réside au presbytère de Wimereux, et le Père Domé occupe celui de Wimille.

C’est le dimanche 10 octobre 1999 que le nouveau curé est officiellement installé par le doyen de Boulogne, en présence de son frère, l’abbé Wieslaw, du Père Domé, de l’abbé Jean-Pierre Houchart et de l’abbé Depreux. Pour cette première mese, ses anciens paroissiens de Coulogne se sont joints à ceux de Wimereux, et l’église est archi-comble. On note également au premier rang la présence de Marc Choain (maire), et d’une partie de la municipalité.

Dès son arrivée, l’abbé Pelc bouleverse par son dynamisme et réalise un travail considérable. Il impulse nombre de groupes, de mouvements, d’équipe comme elle des « Gardiens de l’église », ce qui permet d’ouvrir le lieu de culte dans la semaine, ou celle des jeunes qui animent régulièrement les messes dominicales. Il implique toujours plus de laïcs dans les actions spectaculaires comme dans les tâches les plus humbles Sa modernité parfois déconcertante, son charisme, attirent les foules aux messes dominicale, certains paroissiens venant même des communes avoisinantes. La dernière année avant son départ, des personnes ont même dû assister à l’extérieur, sur le parvis, à la messe du jour de Pâques, faute d’avoir pu trouver une place dans le lieu de culte. Du jamais vu depuis bien longtemps.

-2- L’abbé Jan Pelc quitte la France pour la Belgique

A peine trois années après son arrivée, la nouvelle est tombée, jetant la consternation dans la paroisse. L’abbé Jan quitte Wimereux et la France, sa hiérarchie polonaise ayant souhaité l’envoyer en mission à Bruxelles. Le samedi 27 juillet 2002, le jardin du presbytère est sympathiquement envahi par les très nombreux paroissiens désireux de dire un chaleureux « au revoir et merci » à leur curé. Autour des buffets, toutes les générations sont représentées, des plus jeunes au plus « aînés ». L’abbé peut être fier du travail accompli. Il laisse une paroisse en « ordre de marche », qui aurait souhaité le conserver plus longtemps. En guise de remerciements et de reconnaissance, l’abbé Jan reçoit des mains du maire la médaille de la Ville de Wimereux, ainsi que de nombreux autres cadeaux offerts par les paroissiens, comme un ordinateur et une imprimante.

-3- Arrivée de l’abbé Roger Telle

Le départ de l’abbé Jan et de son frère qui se trouvait à Calais contraint Monseigneur Jaeger à réorganiser le secteur pastoral en liaison étroite avec l’abbé Claude Westelynck, doyen de Boulogne. C’est ainsi que l’abbé Roger Telle, anciennement curé de Marquion, est nommé curé de la paroisse nouvelle, avec résidence au presbytère de Wimereux. Cette nomination est durement ressentie par les paroissiens de Marquion qui restent sans curé pour une période indéterminée. L’installation de l’abbé Telle se fait en 2 temps : une première messe le samedi 31 août 2002 en l’église Saint-Pierre de Wimille, et le lendemain à l’église de l’Immaculée-Conception de Wimereux.

Au cours de la messe d’installation à Wimille sont présents le doyen de Boulogne et le Père Domé. Miche Vertueux, responsable de l’équipe de proximité, présente les différentes équipes et services de la paroisse. Au fur et à mesure, des feuilles sur lesquelles sont inscrits les membres de chaque équipe, sont accrochées sur une grande croix de bois. Après remise des clefs de l’église Saint-Pierre, la messe commence, agrémentée des chants de la chorale paroissiale. A la fin de la cérémonie, Monsieur Colombel, maire de Wimille, prononce de chaleureuses paroles d’accueil avant que le « verre de l’amitié » permette aux paroissiens de faire plus ample connaissance avec leur nouveau curé.

Le lendemain, une cérémonie similaire, présidée par le doyen de Boulogne, se déroule dans l’église de l’Immaculée-Conception. Avant qu’elle ne démarre, en quittant la sacristie, le curé gagne l’entrée de l’église pour accueillir le maire, Francis Ruelle, et son Conseil municipal, puis remonte avec lui vers l’autel. Le maire accueille ensuite officiellement l’abbé Telle, avant que la messe commence. Les chants, lancés par la chorale habituelle renforcée par celle des jeunes et quelques éléments de celle des funérailles, sont repris en chœur par la foule des fidèles. Pour l’occasion, toutes les équipes se sont mobilisées afin de faire de cette installation une grande fête religieuse, festive et également solennelle. Ainsi, des membres de chaque équipe sont intervenus pour les lectures, la prière universelle, la procession des oblats… A l’issue, les paroissiens se sont rassemblés dans la salle des fêtes de la commune pour un sympathique pot de l’amitié.

Le style de l’abbé Telle, prêtre d’une grande humilité et d’une grande spiritualité, tranche avec celui de son prédécesseur. A son arrivée, le travail accompli par l’abbé Jan se poursuit. Les équipes en place sont rejointes par d’autres, comme le groupe Alpha.

-4- Paroisse Nouvelle Saint-Jean du Wimereux

A l’arrivée de l’abbé Telle, la paroisse a change de nom et de périmètre. Les responsable du doyenné ont décidé d’attribuer un nom à chaque paroisse nouvelle. Celle de Wimille et Wimereux devient officiellement « Paroisse nouvelle Saint-Jean-du-Wimereux ». Le choix de ce nom tient à l’emplacement géographique de la station balnéaire, qui se trouve au centre de la Baie Saint-Jean, et également au nom de la rivière qui traverse les communes de Wimille et Wimereux avant de se jeter dans la mer. La « Paroisse de l’Immaculée-Conception », à laquelle étaient rattachées les armoiries crées à l’initiative du Père Delpierre, disparaît. Le blason reste dorénavant celui de l’église principale de Wimereux.

-5- Aménagement de l’église du Christ-Ressuscité

La démolition de la salle paroissiale (ancienne salle de patronage pour les garçons) (cf chap 2-2), en octobre 1991, pour laisser place à la nouvelle poste, se fait sentir. Depuis sa disparition, les réunions se déroulent soit au presbytère, soit dans l’église de l’Immaculée-Conception, quelquefois dans l’église du Christ-Ressuscité. Afin d’avoir un lieu de rencontre, qui puisse servir également pour le catéchisme, et même des repas, il est décidé d’aménager l’église du Christ-Ressuscité. Les travaux, dirigés par Monsieur Michel Deseille, consistent à installer un faux-plafond permettant une meilleure isolation, à la réfection du chauffage et de l’électricité, à l’aménagement d’une cuisine, de sanitaires, tout en conservant une sacristie et en gardant sa fonction première à l’édifice : être une église ! Un système de cloisons modulables permet de disposer d’une ou plusieurs salles de réunion, séparées du chœur de l’église afin de conserver le caractère sacré, et de retrouver, une fois ces cloisons ouvertes, toute la surface de l’église pour les offices. Ces travaux sont complétés par l’achat de tables et de chaises, nécessaires pour les différentes activités. Le coût total s’élève à 88 654,51 €. 20 000 € sont apportés par l’Association Diocésaine d’Arras et une souscription permet de récolter 35 620 €, le restant étant à la charge de la paroisse. Les remboursements se sont achevés en 2013.

-6- l’Abbé Boutoille remplace l’Abbé Telle

En 2008, l’abbé Telle décide de quitter Wimereux. Il est remplacé par l’abbé Jean-Pierre Boutoille. C’est au cours d’une même messe, dimanche 31 août, que le « passage de flambeau » s’effectue entre les deux prêtres. Pour l’occasion, une foule considérable s’est rassemblée, composée de nombreux paroissiens de Wimereux mais également des communes avoisinantes. Étaient également présents à leurs côtés, le Père Domé, Vincent Leroy (diacre permanent), et deux autres prêtres de passage à Wimereux. Benoît Cuvelier, membre de l’EAP (Equipe d’Animation Pastorale), prend la parole en préambule et déclare « Nous sommes des pèlerins et nous avons besoin du pasteur que vous êtes ». Dans son dernier prêche, l’abbé Telle fait passer un message d’espérance en invitant les hommes à s’aimer les uns les autres. Jean-Pierre Boutoille s’exprime sur le « dynamisme de la paroisse et les fruits qu’elle produit : la charité, l’amour de nos familles, la fraternité entre nous… ». C’est dans le jardin du presbytère qu’a lieu ensuite un échange convivial de cadeaux autour du verre de l’amitié.

L’abbé Boutoille a été ordonné prêtre le 27 juin 1971 à Harnes. Il sera doyen de Calais, vicaire épiscopal de l’évêché, il est également porte-parole du collectif de soutien d’urgence aux réfugiés (C’SUR). Il est nommé prêtre à Saint-Martin-lès-Boulogne en septembre 2004. En plus de cette dernière, qui deviendra la paroisse nouvelle « Saint-Martin-en-Boulonnais » avec le rattachement de Pernes, Pittefaux, Conteville, La Capelle et Baincthun, puis des églises de Wimille et Wimereux, l’abbé Boutoille prend également par la suite en charge la paroisse nouvelle « Saint-Paul-en Boulonnais » qui regroupe les clochers de Saint-Patrick, Saint-Jean-Baptiste et Sainte-Bernadette. Bien que curé de Wimereux, il ne loge pas au presbytère, mais continue d’habiter à Saint-Martin.

-7- Le devenir du presbytère

Le presbytère de Wimereux devient maison paroissiale, qui accueillera jusqu’en 2016 le secrétariat et diverses réunions (groupe de prière, répétition de chorale, catéchisme…). Fin 2016, le presbytère, propriété de la commune, est vétuste, et son entretien coûteux, trop pour que la mairie puisse procéder à toutes les réparations et mises aux normes. Il ne sera cependant pas démoli, et il est donc décidé qu’il soit vendu. Il a été acheté par un promoteur dans un lot constitué du Presbytère et de l’ancienne école La Fontaine. Dans un article de La Voix du Nord du 13 janvier 2017 on pouvait lire ceci au sujet de la vente de ce dernier : « En rachetant les locaux de l’ancienne école La Fontaine, les promoteurs immobiliers ont non seulement récupéré une ancienne caserne de pompiers mais aussi le presbytère de la paroisse. Il en va du presbytère comme de l’église  : que l’on soit catholique ou pas, il s’agit d’un élément important du patrimoine wimereusien. Il a abrité des personnages emblématiques de la paroisse et notamment ce père Delpierre qui a marqué l’histoire de la commune au-delà de la communauté des gens qui vont à la messe. De surcroît, sur le plan architectural, il s’agit d’une maison non dénuée de caractère, sans être un pur bijou de l’architecture balnéaire, le genre de bien que les agents immobiliers qualifieraient volontiers de « villa de charme ». Pour toutes ces raisons, la mairie a demandé au promoteur de ne pas démolir le presbytère. Le promoteur (Sigla) s’est plié à cette exigence. Il sera revendu. Le presbytère fait donc partie du « lot » du site La Fontaine. Pour autant, s’il s’est engagé à ne pas raser cette maison, le promoteur n’a pas non plus l’intention de réhabiliter les lieux. «  Ce n’est pas notre métier  » concède-t-il. « Nous allons donc le vendre. » Finalement, le presbytère aura été vendu deux fois : une première fois à Sigla et une seconde à un particulier. » Les services paroissiaux ont donc été déménagers : l’accueil et le secrétariat de la paroisse ont été transférés dans le quartier du Baston, à l’église du Christ Ressuscité, rue du Château.

-8- La Paroisse aujourd’hui et demain

La Paroisse aujourd’hui et demain : voila bien l’enjeu. Comme dans la plupart des paroisses qui souffrent du manque de prêtres, la situation n’est pas toujours facile. Néanmoins, Wimereux a la chance de bénéficier de messes chaque semaine, ce qui n’est pas le cas partout. L’abbé Boutoille, obligé de se partager entre ses nombreux clochers, peut compter sur l’aide du Père Domé jusqu’à son décès le 28 juin 2011, et, en fonction de son état de santé  fluctuant, de l’abbé Fachon, ancien prêtre attaché à l’église de Marquise, ancien professeur au lycée technique Saint-Joseph de Boulogne, et qui réside, depuis sa retraite, à Wimille, jusqu’à son décès le 20 avril 2015. Le Père Boutoille est également aidé des prêtres aînés de Boulogne qui viennent le remplacer lorsqu’il doit s’absenter. Parmi eux : l’abbé Michel Forestier, l’abbé Pierre Boidin, l’abbé Joseph Humez.

La paroisse bénéficie également de l’aide de prêtres de passage, le temps des vacances, comme le Père Philippe Thiriez, Père blanc, dont la famille possédait à Wimereux plusieurs villa fin du XIXe siècle. Elle en possède toujours une sur le boulevard qui porte son nom. La famille Thiriez est en effet une des bienfaitrices de la station. Elle a entre autres offert le premier canot de sauvetage à la Ville.

Le manque de prêtre va devenir un problème de plus en plus aigu, le nombre de vocations actuel ne permettant pas de renverser la tendance dans les années à venir. Le diocèse et le doyenné réfléchissent sans cesse à de nouveaux aménagements et restructurations pour pallier au manque de prêtres. Heureusement, la paroisse, qui en a vu d’autres, peut compter sur les laïcs pour la rendre vivante et accueillante.

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