Les voûtes en lambris peints

Les voûtes de la nef et des 2 chapelles

La nef de l’église de Wimereux a la particularité d’avoir une superbe voûte en carène renversée (autrement appelée voûte en berceau ogival lambrissé), entièrement peinte.

Cette magnifique voûte en bois n’aurait peut-être pas vu le jour si les plans de l’Abbé Lebègue n’avaient pas été contrariés. En effet, les archives départementales nous ont appris récemment que son projet initial d’église prévoyait une voûte de pierre. Cependant, il avait peur de ne pouvoir trouver les finances nécessaires. En outre, la durée des travaux aurait été allongée du fait de la nécessité de renforcer les murs de l’église pour qu’ils puissent supporter le poids de la voûte dans un matériau plus lourd. Aussi, l’abbé est contraint de revoir ses ambitions à la baisse et s’en explique, tout en s’excusant, dans un courrier daté du 11 janvier 1866, adressé à l’Evêque.

Lettre de l’Abbé Lebègue à l’évêque concernant l’abandon du projet du toit de pierres

Le remarquable travail de peinture décorative des voûtes est dû en partie au talent de l’abbé Hoffmann (1886), vicaire de Wimille (mort en 1900), qui a également orné l’église de Wimille de magnifiques fresques. Ces dernières disparaîtront avec la Seconde Guerre Mondiale.

L’intérieur de l’église avant son agrandissement de 1905. On peut y voir les plafonds peints, ainsi que les fresques peintes sur les murs.

Les décors de l’église de Wimereux, qui datent pour la partie ancienne de 1886, et sont exécutés au pochoir, se composent de motifs géométriques et entrelacs floraux d’où émerge une fleur de lys. A l’époque, l’abbé Hoffmann décore également les murs de frises ainsi que le fronton du chœur mais ces peintures resteront inachevées.

En 1905, l’agrandissement de l’église entraîne la suppression des frises et de la décoration du fronton du chœur. Ce n’est qu’en 1939 que le décor de la voûte de la nef centrale sera continué sur la partie nouvelle, soit 34 ans plus tard. La décision a été prise à l’occasion d’importants travaux de rénovation intérieure. Le travail est confié à l’entreprise Husset Père et Fils de Boulogne-sur-Mer, qui reprend les mêmes motifs que ceux voulus par l’abbé Hoffmann. Les plafonds chapelles latérales, jusqu’alors dépourvus de peintures, se voient dotés chacun d’une décoration symbolique en rapport avec le saint auquel les chapelles sont dédiées.

Sur les photos prises dans les 30 ans qui ont suivi l’agrandissement de 1905 on constate que le prolongement de la voûte n’avait pas donné lieu à un décors peint. Par contre, la première photo a été prise peu de temps après l’achèvement des travaux d’agrandissement, et les frises murales de la partie ancienne de l’église persistaient encore, contrastant avec la partie nouvelle dépourvue de tels décors. Elles disparaîtront peu de temps après.

Ainsi, la chapelle de la Vierge reçoit des motifs dans les tons bleus, avec des étoiles, et surtout des lys dans les épines, symbole de l’Immaculée-Conception.

Le décor de la chapelle opposée (aujourd’hui dédiée à saint Joseph) est consacré à la Passion et au Sacré Cœur (car cette chapelle était autrefois dédié au Sacré Coeur de Jésus). Le plafond est peint dans deux tons rouges, relevés par la passiflore, fleur dans laquelle les Jésuites voulaient retrouver les symboles de la Passion : la couronne d’épines, les 3 clous, le fouet, le marteau et les 5 plaies (passiflore signifie :  » Fleur de la Passion « ).

 

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