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Fête préliminaire à Wimereux les 12 et 13 juillet 1938 du IVe Congrès Marial National à Boulogne-sur-mer

ÉTAPES HISTORIQUES SUR DOCUMENTS D’ARCHIVES DIOCÉSAINES

12°) Fête préliminaire à Wimereux les 12 et 13 juillet 1938 du IVe Congrès Marial National à Boulogne-sur-mer

Le IVe Congrès Marial National, placé sous la présidence du Légat du Pape Pie XI, le Cardinal LIENART, eut lieu les 21, 22 23 et 24 juillet 1938 à Boulogne sur mer.

Avant ce grand événement religieux, la Vierge au Bateau sillonna le Nord et le Pas-de-Calais selon un parcours placé sous l’appellation « La Voie Ardente ». C’est ainsi qu’après Ambleteuse, une étape eu lieu à Wimereux. Les fidèles déposaient dans la barque les cœurs dorés contenant le voeu de Louis XIII qui avait consacré sa couronne, son royaume et ses sujets à la Madone.

Voici quelques explications historiques concernant l’arrivée miraculeuse de la statue de Notre-Dame à Boulogne et l’origine de la « Voie Ardente ».

En 636, alors que Boulogne sur Mer faisait partie du royaume franc de Dagobert, les habitants furent témoins de l’accostage d’une barque, poussée par des anges, en laquelle se tenait debout une statue en bois de la Vierge Marie. Cette dernière tenait l’Enfant-Jésus sur son bras gauche. Autour d’elle, émanait un halo de paix et de lumière. Devant l’étonnement de l’attroupement, la voix de la sainte résonna et dit, avant que la manifestation ne cesse :
« Je suis l’avocate des pécheurs, la source de grâce, la fontaine de piété qui souhaite qu’une lumière divine descende sur vous et sur votre ville. Mes amis, faites, en mon nom, édifier une église. » De cet événement relaté dans des manuscrits de la fin du Moyen Âge, se développa un pèlerinage animé par la piété et la ferveur populaire.

Voir l’article de Pierre-André Wimet, historien wimereusien : « La Vierge et le Huguenot »

Vierge et Huguenot 1
Vierge et Huguenot 2

En 1938, Boulogne sur Mer allait accueillir le 4ème congrès marial national. Pour y sensibiliser les populations de l’Artois et du Boulonnais, deux prêtres imaginèrent en 1938 ce qu’on baptisa bientôt la Voie Ardente : conjointement des cierges contenant des parcelles de la « Sainte Chandelle des Ardents » et des reproductions moulées de la statue nautonnière de « Notre Dame de Boulogne » iraient parcourir le vaste diocèse d’Arras pour réchauffer la piété du peuple. Du 8 mai au 17 juillet 1938, 3 statues sillonnèrent le diocèse par 3 chemins différents. Devant le succès de ces parcours, un quatrième statue parcourra le diocèse de Lille à partir du 25 juin 1938 pour rejoindre Boulogne sur Mer.

Cette Voie Ardente fut en fait à l’origine de la grande aventure de Notre-Dame du Grand Retour après la guerre.

L’idée fût donc ensuite de faire parcourir ces statues à travers la France pour rejoindre Le Puy où devait se dérouler le 5ème congrès marial nationale en 1942, qui n’aura jamais lieu en raison de la guerre. Une des statues part de Boulogne en septembre 1938, traverse la Somme, arrive à Reims, se cache chez les Trappistisnes d’Igny (Marne), traverse la ligne de démarcation (cachée dans un camion de légumes) et finît par arriver au Puy en 1942. repart vers le sud et arrive à Lourdes en septembre 1942.

Le 28 mars 1943, les évêques français ratifient, chacun dans leur diocèse, la consécration de l’humanité au Cœur Immaculé de Marie, prononcée par Pie XII, le 8 décembre précédent. L’évêque de Tarbes, invite à reprendre le chemin vers Boulogne, en faisant renouveler, au passage dans les paroisses, cette consécration dont on a dit qu’elle fut la charte du Grand Retour. (La statue de « Notre Dame de Boulogne », fût appelé également « Notre-Dame du Grand Retour »)

« Le grand retour » commence. Vers la mi-avril, au vu du succès inespéré, en particulier à Toulouse, pris d’assaut par la foule, il est décidé de faire venir les trois autres statues de 1938, dont une était cachée par les religieuses de Presly (Cher).

C’est donc au final 4 statues qui sillonnèrent la France du 28 mars 1943 au 29 août 1948, visitant 16 000 paroisses sur 120 000 km à travers les différents diocèses, empruntant des itinéraires très zigzaguants et loin d’être linéaires. Deux statues revinrent à Boulogne en 1948 : la messe pontificale et la procession rassemblèrent plus de 150 000 personnes.

(cliquez sur l’image pour l’ouvrir en grand et zoomer…)

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