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Conférences du Père Thiriez

20:00

Chaque jeudi à partir du

26 juillet 2018

jusqu'au

9 août 2018

Les Jeudis du Père Thiriez : 3 conférences/débats

les 26 juillet, 2 et 9 août – 20 h – A l’église de l’Immaculée Conception de Wimereux

(Entrée Libre avec participation pour la restauration de l’église souhaitée)

Les jeudis du Père Thiriez.

Comme chaque année, le Père Philippe Thiriez séjourne à Wimereux, où il y a vécu une partie de son enfance. Il nous partage ses réflexions sur des sujets qui lui tiennent à cœur, auxquels il nous invite à réfléchir.

Cette année, le Père Thiriez nous propose trois conférences :

-1- Jeudi 26 juillet 20h : 19 religieux d’Algérie au service de la société civile, assassinés ! : Enseignants, infirmières, moines ou responsables de bibliothèques, les 19 religieux et religieuses assassinés en Algérie portaient des engagements divers : Mgr Claverie, évêque d’Oran, les 7 moines de Tibherine, Sœur Odette Prévost, Sœur Angèle-Marie et Sœur Bibiane, 4 pères blancs tués à Tizi Ouzou, Sœur Esther et Sœur Caridad, Frère Henri Vergès et Sœur Paul-Hélène Saint-Raymond. Ils ont été reconnus martyrs par l’Église catholique le 27 janvier 2018 et pourraient être béatifiés à Oran pour le mois d’octobre prochain.

-2- Jeudi 2 août 20h : Franz Stock, le passeur d’âmes : L’abbé Franz Stock sera prochaine béatifié à Chartres. Sa vie et son oeuvre seront évoquées à travers la projection d’un film suivi d’un débat.

-3- Jeudi 9 août 20h : Heureux ou triste : une question de choix Soirée à thème : à partir du film « L’Arbre » avec Charlotte Gainsbourg

 

Le père Philippe Thiriez, père blanc, travaille via ses conférences au dialogue islamo-chrétien. Sa vie de missionnaire, baroudeur du Christ, lui a gravé un principe d’airain : la tolérance. « Tout croyant mérite d’être respecté dans sa foi. »

Après avoir vécu près d’un demi-siècle dans des territoires musulmans en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, il a nourri autrement sa spiritualité : « J’ai été obligé d’avoir une foi qui va plus profond ». « En vivant avec les musulmans, je me suis converti à une certaine vision de l’homme », explique le père Philippe Thiriez (d’après la Voix du Nord 19 juin 2012). A 90 ans, il vit depuis 2007 dans la Communauté du Chemin Neuf au monastère de Bouvines. C’est là où cet érudit, fin connaisseur de l’œuvre de Charles de Foucauld, travaille au rapprochement islamo-chrétien. Mais il est toujours sur les routes, très actif. « Un policier algérien m’avait fait remarquer, il y a des années à Alger, qu’un religieux n’est jamais retraité», sourit le père Thiriez.

Le prêtre tient une conversation comme on laboure un champ : en semant une kyrielle de petites graines sans savoir si elles vont germer. Il le fait en inventant un style : l’impressionnisme du cœur. Le Lillois a embrassé la mission à la fin de la Deuxième Guerre par envie de cosmopolitisme, chez les Pères Blancs, implantés en Afrique.

Ses idéaux de conversion tournèrent court : dans l’ordre, on préfère convaincre par l’exemplarité. « Avant de partir, on m’avait appris à arracher une dent, à réparer une 2 CV ou à pratiquer un accouchement d’urgence », se souvient en souriant cet ancien enseignant. Pendant près de 30 ans, il vivra dans les zones berbères d’Algérie. Portant à bout de bras un dispensaire, une école, travaillant simplement parmi les villageois, musulmans, en évitant soigneusement de prendre parti dans les soubresauts de l’histoire.

Ce père blanc a vécu quasiment la même vie que les moines de Tibhirine, assassinés en 1996 et qui ont inspiré le fameux film « Des Hommes et des Dieux ». « Je connaissais bien Christian de Chergé (Lambert Wilson dans le film de Xavier Beauvois), nous nous retrouvions tous les mois pour des réunions à Alger ». Il concélébrera l’enterrement des moines, à Alger. C’est la richesse spirituelle et culturelle de son cœur dont il témoigne par ses conférences sur l’islam.


 
 
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