Franc succès pour l’expo « Wimereux et son église, toute une histoire » !

Du 26 avril au 8 mai 2019 s’est tenue, aux Salons des Jardins de la Baie-Saint-Jean à Wimereux, L’EXPOSITION « WIMEREUX ET SON EGLISE, TOUTE UNE HISTOIRE », organisée par l’AEICW. Elle a réellement remporté un FRANC SUCCÈS !

Cette exposition fut aussi une merveilleuse aventure humaine :

• 182 heures de bénévolat pour l’installation, les permanences et le démontage, voire plus !
• 346 visiteurs parmi lesquels 56 ont participé aux conférences,
• un soutien du public confirmé par l’importance des dons immédiats, et par l’importance des autres dons qui par la suite sont nous parvenus …

Ce fut donc une belle réussite ! Et la qualité des échanges entre le public (parmi eux des jeunes générations) et les 23 bénévoles qui se sont relayés pour assurer la permanence, étaient bien au rendez-vous !

Ceci montre bien l’intérêt des Wimereusiens pour leur église, s’il était encore nécessaire de le prouver.

Cette exposition a pu atteindre un tel succès grâce au soutien matériel et moral du Cercle Historique de Wimille-Wimereux, des services techniques de la Ville de Wimereux et ceux de la Ville de Wimille, et nous tenons à les en remercier.

Elle a permis de décrire toute une effervescence de vie humaine, depuis fort longtemps et jusqu’à aujourd’hui : toute la vie d’une commune 🧜‍♀️ 🏫 (et même avant ce statut territorial), marquée au rythme des moments partagés, publics ou privés, de ses habitants 👨‍👩‍👦‍👦 (à l’année 🏡 ou en villégiature 🌞⛵️🏊‍♀️) avec leur église ⛪️ depuis sa construction 🏗 en 1866, dans ce qui n’était à l’origine qu’une bande de dunes, pauvre hameau du même nom que le fleuve côtier dont il borde l’embouchure, le Wimereux, et sans aucune richesse agricole, situé sur la commune de Wimille.

L’exposition tendait à montrer que sur le territoire de Wimereux, à côté (et aux côtés) de la vie de la société civile, voire militaire, avec ses joies, ses peines, se tenait toujours un lieu spirituel propice, non seulement au culte, mais aussi au partage et au développement de l’art, et où la communauté pouvait se retrouver dans ses petits et grands moments heureux ou malheureux, et qui ont construit son Histoire, l’histoire des familles qu’elle a abrité,  l’histoire de chacun, l’identité de chacun, et ont amené chacun vers son avenir.

Pour vous montrer l’attachement ancien des habitants à cet édifice, nous vous proposons ici, à titre d’exemple, de parcourir les tous premiers panneaux de cette exposition…

Comme dans toute société, chaque fois que l’homme installe son habitat, il laisse derrière lui souvent des œuvres d’art, et notamment d’art sacré, témoignage d’existence d’une spiritualité spécifique à l’humanité. Le parcours de l’exposition démarrait ainsi avec la préhistoire : cette zone côtière sableuse avait en effet été peuplée durant cette époque. Nul doute qu’il exista sur le site de Wimereux un lieu de culte préhistorique.  On y a retrouvé différents artefacts  : notamment, entre 1897 et 1907, un tumulus funéraire, constitué de 18 tombes en coffre, dans le jardin de la Villa du Ballon, au nord de Wimereux (il atteste une présence humaine dès l’âge du bronze)… D’autres témoignages de la présence de l’homme à l’époque romaine, puis mérovingienne, ont aussi été retrouvés.

(Plan général indiquant l’emplacement des fouilles (indiquées par un A) menées dans le quartier du Ballon en septembre et octobre 1897. Bibliothèque municipale de Boulogne-sur-Mer, B 5878) (Cliquer sur le plan pour l’agrandir)

L’exposition remontait ainsi le temps et évoquait ensuite l’existence d’un autre lieu de culte sur le hameau de Wimereux, depuis le XVIe sièce : la chapelle de Jésus Flagellé, à Terlincthun, aujourd’hui détruite.

L’exposition nous mena ensuite au milieu XIXe siècle : on trouvait à cette époque sur le site de Wimereux rien d’autre qu’une dune déserte et sans intérêt pour la ville de Wimille (dont la richesse était surtout liée au revenu de ses terres agricoles). Elle était clairsemée de quelques baraquements abandonnés du Camp de Napoléon (près du port construit par celui-ci sur le bord du Wimereux), et de quelques cabanes de pêcheurs éparses. On y comptait cependant un lieu de culte, édifié pour l’armée napoléonienne qui fut abandonné avec l’arrêt du projet de l’Empereur.

Cette bande de sable paraissait ensuite à tout jamais s’endormir. Mais c’était sans compter l’arrivée du chemin de fer avec la construction du viaduc (1859-1863) et la construction de la gare de Wimille en 1867. On vit, déjà un peu avant l’avant l’arrivée du train, apparaître la construction de « chalets » perdus dans le sable, édifiés par de riches industriels de la région lilloise, sensibilisés par l’attrait récent pour les bains de mer. C’était l’époque de la naissance de la balnéothérapie sous l’impératrice Eugénie et Napoléon III,  avec la mode des cures à Biarritz. C’est d’ailleurs tout près de Wimereux, à Boulogne-sur-mer, qu’à pareille époque, en 1894, se sont réunis 150 médecins au premier congrès international des bains de mer et d’hydrologie (Le mot « thalassothérapie » y fut utilisé publiquement pour la première fois).

C’est donc bien avant la naissance même de la commune de Wimereux que l’Abbé Lebègue, curé de Wimille, sensible au développement des technologies, des sciences, et de la médecine, vit l’intérêt que pouvait présenter ce hameau dunaire de Wimille pour une nouvelle population à venir, sous la confluence du chemin de fer et de la balnéothérapie, et qu’il eut l’intuition d’y construire une chapelle afin de préserver la foi de ses nouvelles ouailles qui n’avaient pas le courage de se rendre de l’autre côté de la voix ferrée, pour la messe dominicale à l’église paroissiale de Wimille.

Le curé de Wimille n’avait pas si bien vu, car la population de ce hameau décuplera ; une véritable voirie se mit en place, et le hameau s’éleva en commune en 1899. Cependant la chapelle de Wimereux dépendait toujours de la paroisse de Wimille, et n’obtint son statut de paroisse qu’en 1902 par décret du Président de la République, avec comme premier curé l’Abbé Pourchaud. Par la suite, la population s’étant encore tellement multipliée, l’église devint trop petite, et on décida en 1904 son extension, qui fut réalisé en 1905… Cette date est aussi celle de la loi dite « de séparation des églises et de l’état », ceci changea quelque peu les projets !

L’exposition, en remontant le temps d’année en année, et tournant ainsi les pages des heures et malheurs de la cité, a permit de mettre l’accent ensuite sur les différentes étapes de cette vie autour de l’église jusqu’à aujourd’hui : son édification, ses modifications, ses restaurations, chaque fois au pris des efforts mutualisés de ses citoyens ! En passant aussi par ses ses rendez-vous culturels et cultuels. D’abord dès sa construction : avec des fonds privés, provenant de bons nombres d’habitants, depuis la petite fille qui donna toutes ses étrennes, en passant par l’humble cordonnier qui laissa une partie de sa fortune, puis la participation de riches bourgeois et notables, et jusqu’à l’importante contribution de l’Abbé Lebègue lui même. Et, malgré tout, faute de moyens suffisamment accumulés, celui-ci dû même revoir son plan à la baisse, s’excusant auprès de son évêque de devoir remplacer un hypothétique plafond en pierres par un plafond en bois, moins cher, moins lourds, permettant l’alléger aussi les contreforts, et le coût général de ce projet tout en raccourcissant les délais de construction… A tout malheur bonheur est bon : c’est ce désagrément qui a permis de nous transmettre ce magnifique plafond en lambris aux motifs artistiquement peints par l’abbé Hoffman en 1886, en forme d’ogive de bateau renversée.

Ainsi l’exposition témoignait de ceci : au fil des époques, derrière chaque pasteur guidant son troupeau, et dont les noms sont inscrits dans la pierre, ce sont des générations d’hommes et de femmes, dévoués et généreux, connus et inconnus, qui ont participé, par leur dévouement ou par leurs dons, à faire vivre et à nous confier ce trésor tel qu’il est aujourd’hui. Leur noms sont cachés dans la pierre !

Mais pour en savoir plus sur les étapes de cette formidable aventure humaine jusqu’à aujourd’hui, nous vous proposons de relire les articles dédiés à l’histoire de l’église de Wimereux sur le site : Récit d’une aventure

Pour cette exposition, l’Histoire était montrée : en images 🎞🖼, et expliquées, au fils d’histoires partagées, familiales, personnelles, civiles, militaires, culturelles ou spirituelles, heureuses ou difficiles 💔 … Tous les visiteurs en sont sortis enthousiastes 😃😍 comme en témoignent les nombreuses réactions dans le livre d’or.👌

Les réactions dans le livre d’or (cliquer sur la visionneuse pour agrandir les images) :

 

Des documents d’archives, notamment de la période d’après-guerre, et des œuvres de l’artistes Wimereusienne Nicole Hémard y étaient présentées.

(cliquer sur la photo ci-dessous pour voir la vidéo)

Durant cette exposition se sont aussi tenues deux conférences des plus intéressantes :

  • le 27 avril, « La Vierge Nautonnière, étoile en pays boulonnais », par Isabelle Clauzel, docteur en Histoire médiévale, présidente du Cercle d’Etudes en Pays Boulonnais (cliquer sur la vignette pour voir l’article en rapport avec cet événement)

  • le 4 mai, « L’art sacré lors de la reconstruction après guerre », par Michel Debuysère. (en mémoire de Nicole Hémard, décédée il y a un an) (cliquer sur la vignette pour voir l’article en rapport avec cet événement)

Un stand Opal3D était présent permettant au public, à partir d’un ordinateur, un accès sur le site de l’association, et une démonstration de la visite virtuelle de l’église, réalisée par Grégoire Hoyez (Opal 3D).

(Cliquer sur la photo ci-dessus pour être redirigé vers la visite virtuelle)

 

(Cliquer sur l’article de « Wimille ma Ville mai 2019 » ci-dessus pour être redirigé par la page Facebook d’Opal3D)

Voici une galerie de photos souvenirs de cette exposition…

(Cliquer sur les images pour voir les videos en rapport)

 

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