Le « Voyage autour de ma chambre » de Michèle Dévérité

Le fabuleux « Voyage autour de ma chambre » de Michèle Dévérité : un moment de grâce absolu !

Ce mardi 30 juillet à Wimereux, un fabuleux « VOYAGE AUTOUR DE MA CHAMBRE », à l’image du récit éponyme de Xavier de Maistre (1794), nous a été proposé, du bout de ses doigts virtuoses, par la claveciniste hors paire, MICHÈLE DÉVÉRITÉ : elle nous a fait voyager en musique, en alternant musiques et lectures de textes d’époque, depuis l’intimité de la chambre du musicien (qui n’est parfois que son unique univers), vers des territoires et voyages réels ou imaginaires au gré des compositeurs qu’elle interpréta…

Grâce à un éclairage admirable (dû aux services techniques de la mairie de Wimereux dont nous sommes redevables), et grâce à quelques plantes décoratives (offertes pour l’occasion par la fleuriste « la fleurière ») une ambiance intimiste, cosy et chaleureuse a littéralement métamorphosé le « salon en bois » des Jardins de la Baie Saint-Jean (dont l’acoustique mettait parfaitement en valeur les différentes sonorités du clavecin) en véritable salon de musique particulier, pour le plus grand plaisir des auditeurs, venus nombreux parfois en famille partager ce moment.

Elle nous a interprété des pièces admirables, soit très intériorisées et aux modulations tourmentées de François Couperin, ou brillantes de Marc-Antoine Charpentier, ou virtuoses de Froberger, ou élégantes et sobres au baroque très français de Marin Marais, ou des pièces de caractère et tout aussi virtuoses d’Antoine ou Jean-Baptiste Forqueray.

Michèle Dévérité, claveciniste

 

Claveciniste et musicologue, Michèle Dévérité enseigne depuis 1990 le clavecin et la musique de chambre au Conservatoire de la Vallée de Chevreuse à Orsay, au sein du département de musique ancienne qu’elle a créé. Elle est un partenaire privilégié du Centre de musique baroque de Versailles depuis 2002, et du Pôle d’enseignement supérieur depuis 2010.

Elle mène également une carrière de soliste et de continuiste, notamment avec l’ensemble Fitzwilliam qu’elle a fondé (avec son mari) et avec lequel elle a enregistré un vaste répertoire consacré à Merula et Falconieri, Frescobaldi, Marais, Telemann, Haendel et Corelli.

Parallèlement à ces activités, elle effectue des recherches sur les musiques pour clavier autour de 1600 à Naples et plus généralement en Italie. Cette intense activité musicale a donné lieu a plusieurs enregistrements, tous salués par la presse.

Son goût pour les correspondances entre les arts lui a permis de mêler poésie, contes, peinture, musique et parfum, dans des spectacles comme Le Labyrinthe des cinq sens et Bric Baroque à Brac.

L’oeuvre des Forqueray bouleverse autant par sa puissance poétique, sa virtuosité, sa sensualité, que par les sombres secrets de famille qui l’entoure. « La violence et les tourments qu’il y a dans cette musique, dit-elle, m’ont toujours fascinée. » La musique de Forqueray est particulièrement difficile à jouer, considérée parfois comme injouable parfois ! Peut être est-ce dû à l’influence italienne d’Antoine : il s’était pris de passion pour un italien, Maschetti. »

Michèle Dévérité a effectué une entreprise discographique de grande envergure, l’enregistrement des cinq suites pour clavecin de Jean-Baptiste Forqueray, transcriptions des Pièces de viole avec la Basse Continuë de son père Antoine, publiées en 1747, soit deux ans après la disparition de ce dernier qui lui fit pourtant subir un enfance et une adolescence pour le moins difficiles. C’est d’ailleurs son voyage à la recherche de vérités historiques sur les Forqueray (père et fils) qui l’a mise sur la piste de Wimereux où résident actuellement des héritiers des Forqueray, héritiers d’une vérité historique qui parfois peut être remise en question par des secrets de famille aux biographies officielles masquant parfois « la vérité » des biographies officieuses, sur lesquelles Michèle Devérité a peut-être mis le doigt.

Le Concert à Wimereux

JB Forqueray : La Du Vaucel

Et c’est avec une émotion partagée et très palpable que notre claveciniste est venue à Wimereux rendre par ce concert un hommage à la famille Solvet-Forqueray, qui l’a beaucoup aidée à mieux comprendre ces deux compositeurs, et donc à mieux les interpréter.

JF Forqueray : La Angrave

Ce concert fut donc « l’heure des Forqueray », ou « l’heure Dévérité »…  Une vérité nouvelle mais prouvée sur le plan musicologique et chronologique, a été apportée par Michèle Dévérité. Preuve qu’il peut y avoir non pas une, mais des vérités !

Jean-Baptiste et Antoine Forqueray : deux être qui se déchirent, et pourtant une seule musique

Michèle Dévérité s’est penchée méthodiquement pendant quatre ans sur leur musique et leur histoire de famille avant d’interpréter leurs oeuvres (et d’en enregistrer l’intégrale chez Harmonia Mundi en 4 CD, primée « diapason d’or », et sélection France-Musique). En bonus de ce beau coffret, Harmonia Mundi offre un cinquième disque sur lequel figure un texte lu par un comédien sociétaire de la Comédie-Française, Nicolas Lormeau, et présentant la vie des Forqueray, agrémenté d’extraits musicaux.

En effet, l’étude du contexte familial et historique d’une œuvre permet d’apporter des explications et aide dans les choix d’interprétation. « Et c’est rapidement ici devenu captivant, dit-elle, comme une véritable enquête pleine d’énigmes ! J’ai même rencontré la descendante de la famille Forqueray : elle savait qu’Antoine n’avait pas bon caractère mais ignorait pas mal de choses. J’ai un peu l’impression de faire partie de sa famille maintenant avec toutes ces recherches ! L’histoire de cette famille est très compliquée ! »

Le père, Antoine Forqueray, gambiste, marié avec Angélique Houssu, claveciniste de renom, était contemporain de Marin Marais et de François Couperin, et le fils, Jean-Baptiste, était contemporain de Jean-Philippe Rameau. Antoine Forqueray était adulé à la cour : il avait été présenté à l’âge de sept ou huit ans à Louis XIV qui, ébloui, l’intégra aux musiciens de la cour. Publiquement, il séduisait beaucoup mais en privé il était tout autre : il était caractériel, voire schizophrène, et violent, surtout envers sa femme. Ils ont eu huit ans de procès par la suite !

Son fils, Jean-Baptiste, était aussi bon gambiste que lui. Repéré lui aussi au même âge par Louis XIV, il fut de ce fait victime de la jalousie de son père qui l’emprisonna, et qui porta même plainte contre lui en inventant de fausses accusations pour aboutir à le faire exiler pendant dix ans ! Mais Jean-Baptiste était protégé par des mécènes (notamment le Duc d’Orléans dont il était précepteur de musique) : il put donc rentrer en France après un exil de quelques mois.

En 1747, deux ans après la mort d’Antoine, Jean-Baptiste édite des pièces soit-disant de son père qu’il aurait retrouvées, en y ajoutant trois pièces de sa composition. Cependant on ne retrouve pas dans les pièces de jeunesse déjà connue de son Père Antoine la même harmonie violente ni la force d’écriture que dans celles qu’il fait éditer pour son père en 1747. De plus les pièces écrites dans cette édition par les grands musiciens de l’époque et dédiées à Antoine Forqueray ont été composées souvent par des amis du fils. Pourquoi dans cette édition auraient-elles été dédiées au père compositeur ? « Mon intuition, dit Michèle Dévérité, au regard de l’analyse des oeuvres – car je n’ai pas de preuves – est qu’en fait, c’est Jean-Baptiste qui a écrit les pièces de viole de gambe ! » Michèle Dévérité explique que Jean-Baptiste Forqueray n’aurait pas revendiqué la paternité de ces propres pièces afin de leur octroyer un plus grand succès (et une vente substentielle) en les faisant passer sous la notoriété du père. On remarquera d’ailleurs que le père ne pouvait pas composer de si belles pièces pour clavecin alors que, si doué soit-il, il ne pratiquait pas cet instrument. Jean-Baptiste (gambiste et non claveciniste, tout comme son père) aurait d’ailleurs plutôt réalisé une édition initiale pour viole de gambe et basse continue, puis, la même année, en 1747, son épouse Marie-Rose Dubois, la meilleure claveciniste de son temps, aurait ensuite transcrit ces pièces de viole de gambe pour le clavecin. « A moins que, ajoute Michèle Dévérité, ce soit elle qui les aurait directement composées pour clavecin, et les aurait retranscrites ensuite pour viole de gambe pour son mari Jean-Baptiste ? … »

Nous sommes heureux de constater aujourd’hui que les mœurs dans la famille Forqueray ont largement et favorablement évoluées…

Le Concert à Wimereux … suite

Michèle Devérité est venu accompagnée de son mari, avec qui elle a fondé l’Ensemble Fitzwilliam, que nous saluons vivement, et qui a accordé son clavecin après son voyage jusqu’à Wimereux.

Durant son récital, les textes lus, parfois humoristiques et cocasses, de contemporains de l’époque classique française, nous ont permis de rester dans l’ambiance de l’esprit du « voyage » musical qu’elle nous proposait. Nous avons appris comment cuire admirablement « un poulet rôti à la ficelle », d’après une méthode d’un riche bourgeois de l’époque de Louis XIV, ce moquant du personnel de cuisine d’origine italienne employé en France.

Extrait nº2 (récit du poulet rôti à la ficelle) du superbe « VOYAGE AU BOUT DE MA CHAMBRE », ce mardi 30 juillet à Wimereux, à l’image du récit éponyme de Xavier de Maistre (1794), qui nous a été proposé, du bout de ses doigts virtuoses, par la claveciniste hors paire, MICHÈLE DÉVÉRITÉ : elle nous a fait voyager en musique, en alternant musiques et lectures de textes d’époque, depuis l’intimité de la chambre du musicien (qui n’est parfois que son unique univers), vers des territoires et voyages réels ou imaginaires au gré des compositeurs qu’elle interpréta… Grâce à un éclairage admirable (dû aux services techniques de la mairie de Wimereux dont nous sommes redevables), et grâce à quelques plantes décoratives (offertes pour l’occasion par la fleuriste « la fleurière ») une ambiance intimiste, cosy et chaleureuse a littéralement métamorphosé le « salon en bois » des Jardins de la Baie Saint-Jean (dont l’acoustique mettait parfaitement en valeur les différentes sonorités du clavecin) en véritable salon de musique particulier, pour le plus grand plaisir des auditeurs, venus nombreux parfois en famille partager ce moment.Elle nous a interprété des pièces admirables, soit très intériorisées et aux modulations tourmentées de Couperin, ou brillantes de Marc-Antoine Charpentier, ou virtuoses de Froberger, ou élégantes et sobres au baroque très français de Marin Marais, ou des pièces de caractère et tout aussi virtuoses d’Antoine ou Jean-Baptiste Forqueray. L’oeuvre des Forqueray bouleverse autant par sa puissance poétique, sa virtuosité, sa sensualité, que par les sombres secrets de famille qui l’entoure. « La violence et les tourments qu’il y a dans cette musique, dit-elle, m’ont toujours fascinée. » La musique de Forqueray est particulièrement difficile à jouer, considérée parfois comme injouable parfois ! Peut être est-ce dû à l’influence italienne d’Antoine : il s’était pris de passion pour un italien, Maschetti. »C’est d’ailleurs son voyage à la recherche de vérités historiques sur les Forqueray (père et fils) qui l’a mise sur la piste de Wimereux où résident actuellement des héritiers des Forqueray, héritiers d’une vérité historique qui parfois peut être remise en question par des secrets de famille aux biographies officielles masquant parfois « la vérité » des biographies officieuses, sur lesquelles Michèle Devérité a peut-être mis le doigt. Et c’est avec une émotion partagée et très palpable que notre claveciniste est venue à Wimereux rendre par ce concert un hommage à la famille Solvet-Forqueray, qui l’a beaucoup aidée à mieux comprendre ces deux compositeurs, et donc à mieux les interpréter.Ce concert fut donc « l’heure des Forqueray », ou « l’heure Dévérité »… 😉Une vérité nouvelle mais prouvée sur le plan musicologique et chronologique, a été apportée par Michèle Dévérité. Preuve qu’il peut y avoir non pas une, mais des vérités ! 😉Michèle Dévérité s’est penchée méthodiquement pendant quatre ans sur leur musique et leur histoire de famille avant d’interpréter leurs oeuvres (et d’en enregistrer l’intégrale chez Harmonia Mundi, primée « diapason d’or », et sélection France-Musique). En effet, l’étude du contexte familial et historique d’une œuvre permet d’apporter des explications et aide dans les choix d’interprétation. « Et c’est rapidement ici devenu captivant, dit-elle, comme une véritable enquête pleine d’énigmes ! J’ai même rencontré la descendante de la famille Forqueray : elle savait qu’Antoine n’avait pas bon caractère mais ignorait pas mal de choses. J’ai un peu l’impression de faire partie de sa famille maintenant avec toutes ces recherches ! L’histoire de cette famille est très compliquée ! » Le père, Antoine Forqueray, gambiste, marié avec Angélique Houssu, claveciniste de renom, était contemporain de Marin Marais et de François Couperin, et le fils, Jean-Baptiste, était contemporain de Jean-Philippe Rameau. Antoine Forqueray était adulé à la cour : il avait été présenté à l’âge de sept ou huit ans à Louis XIV qui, ébloui, l’intégra aux musiciens de la cour. Publiquement, il séduisait beaucoup mais en privé il était tout autre : il était caractériel, voire schizophrène, et violent, surtout envers sa femme. Ils ont eu huit ans de procès par la suite !Son fils, Jean-Baptiste, était aussi bon gambiste que lui. Repéré lui aussi au même âge par Louis XIV, il fut de ce fait victime de la jalousie de son père qui l’emprisonna, et qui porta même plainte contre lui en inventant de fausses accusations pour aboutir à le faire exiler pendant dix ans ! Mais Jean-Baptiste était protégé par des mécènes (notamment le Duc d’Orléans dont il était précepteur de musique) : il put donc rentrer en France après un exil de quelques mois. En 1747, deux ans après la mort d’Antoine, Jean-Baptiste édite des pièces soit-disant de son père qu’il aurait retrouvées, en y ajoutant trois pièces de sa composition. Cependant on ne retrouve pas dans les pièces de jeunesse déjà connue de son Père Antoine la même harmonie violente ni la force d’écriture que dans celles qu’il fait éditer pour son père en 1747. De plus les pièces écrites dans cette édition par les grands musiciens de l’époque et dédiées à Antoine Forqueray ont été composées souvent par des amis du fils. Pourquoi dans cette édition auraient-elles été dédiées au père compositeur ? « Mon intuition, dit Michèle Dévérité, au regard de l’analyse des oeuvres – car je n’ai pas de preuves – est qu’en fait, c’est Jean-Baptiste qui a écrit les pièces de viole de gambe ! »Michèle Dévérité explique que Jean-Baptiste Forqueray n’aurait pas revendiqué la paternité de ces propres pièces afin de leur octroyer un plus grand succès (et une vente substentielle) en les faisant passer sous la notoriété du père. On remarquera d’ailleurs que le père ne pouvait pas composer de si belles pièces pour clavecin alors que, si doué soit-il, il ne pratiquait pas cet instrument. Jean-Baptiste (gambiste et non claveciniste, tout comme son père) aurait d’ailleurs plutôt réalisé une édition initiale pour viole de gambe et basse continue, puis, la même année, en 1747, son épouse Marie-Rose Dubois, la meilleure claveciniste de son temps, aurait ensuite transcrit ces pièces de viole de gambe pour le clavecin. « A moins que, ajoute Michèle Dévérité, ce soit elle qui les aurait directement composées pour clavecin, et les aurait retranscrites ensuite pour viole de gambe pour son mari Jean-Baptiste ? … »Nous sommes heureux de constater aujourd’hui que les mœurs dans la famille Forqueray ont largement et favorablement évoluées… 😉Michèle Devérité est venu accompagnée de son mari, que nous saluons vivement, et qui a accordé son clavecin après son voyage jusqu’à Wimereux.Durant son récital, les textes lus, parfois humoristiques, de contemporains de l’époque classique française, nous ont permis de rester, dans l’ambiance de l’esprit du « voyage » musical qu’elle nous proposait. Nous avons appris comment cuire admirablement « un poulet rôti à la ficelle », d’après une méthode d’un riche bourgeois de l’époque de Louis XIV, ce moquant du personnel de cuisine d’origine italienne employé en France, et comment un noble prétentieux parisien qui n’avait jamais quitté sa capitale natale, et n’avait pu imaginé qu’un monde exista en dehors, projetait de réaliser, avec moult précautions (y compris par une rédaction testamentaire) le voyage « périlleux » de Paris à Saint-Cloud par terre à l’aller et par mer au retour…Ce concert fut un moment de réelle émotion pour Michèle Devérité, par la présence de la famille des Forqueray, et aussi par la présence d’un ami, ancien luthier réputé de la rue de Rome à Paris, et qu’elle n’avait pas revu depuis plus de 20 ans, fidèle auditeur des rencontres culturelles de notre association, venu l’écouter ici à Wimereux. Elle lui dédia l’interprétation lors de son récital du morceau « la guitare » de Marin Marais, qu’elle interpréta merveilleusement depuis son clavecin en utilisant en alternance le doux jeu de mandoline du clavier !En bis, pour terminer son « voyage », elle nous interpréta de manière admirable « les barricades mystérieuses » de François Couperin, et, enjambant non seulement ces barricades mais aussi l’espace et le temps par un grand-écart musical, nous envoya en Amérique du Sud au moyen d’une pièce de jazz, au rythme de Bossa Nova… preuve que le clavecin n’est pas qu’un instrument ancien, mais capable d’interpréter tous les styles.Quel merveilleux voyage !

Publiée par Association des Amis de l'Eglise de l'Immaculée Conception de Wimereux sur Mercredi 31 juillet 2019

Le poulet rôti à la ficelle, d’après un texte de l’époque

Et nous avons appris comment un noble prétentieux parisien qui n’avait jamais quitté sa capitale natale, et n’avait pu imaginé qu’un monde exista en dehors, projetait de réaliser, avec moult précautions (y compris par une rédaction testamentaire) le voyage « périlleux » de Paris à Saint-Cloud par mer à l’aller et par terre au retour, d’après le récit de Néel (1784)…

Ce concert fut un moment de réelle émotion pour Michèle Devérité, par la présence de la famille des Forqueray, et aussi par la présence d’un ami, ancien luthier réputé de la rue de Rome à Paris, et qu’elle n’avait pas revu depuis plus de 20 ans, fidèle auditeur des rencontres culturelles de notre association, venu l’écouter ici à Wimereux. Elle lui dédia l’interprétation lors de son récital du morceau « la guitare » de Marin Marais, qu’elle interpréta merveilleusement depuis son clavecin en utilisant en alternance le doux jeu de mandoline du clavier !

Marin Marais : La Guitare

En bis, pour terminer son « voyage », elle nous interpréta de manière admirable « les barricades mystérieuses » de François Couperin, et, enjambant non seulement ces barricades mais aussi l’espace et le temps par un grand-écart musical, nous envoya en Amérique du Sud au moyen d’une pièce de jazz, au rythme de Bossa Nova… preuve que le clavecin n’est pas qu’un instrument ancien, mais capable d’interpréter tous les styles.

Quel fabuleux voyage !

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