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6 messages.
ADAM de PARIS a écrit le 14 mai 2019:
Beau message d'espérance : allier musique et lieu sacré pour récolter des financements. Pas si simple surtout que NOTRE DAME à Paris, veut se récupérer le jackpot ??? Un comble par rapport à la province. Personnellement, en tant que parisienne, les alentours de Notre Dame étaient de plus en plus pollués depuis sept ans (vols de sacs, trop de monde et d'immoralité ... pas de respect du sacré ...). Affaire à suivre ...
Dr Jacques BRESSON Maire honoraire de Wimereux de Boulogne sur Mer a écrit le 28 mai 2018:
Commentaires sur : EXPO : MAI 2018 - MAI 68 : à Wimereux : 50 ans après la révolution esthétique voulue par le RP Delpierre. Magnifique et émouvante rétrospective iconographique retraçant d’une part, l’œuvre du RP Delpierre, son Sacerdoce et son action proprement humaine durant ses presque 30 années passées à Wimereux, et montrant d’autre part, le talent des Maîtres Verriers et des sculpteurs d’Art sacré. Félicitations et remerciements aux instigateurs et autres intervenants de cette exposition. Dr Jacques BRESSON
Bresson M-H de Boulogne-sur-Mer a écrit le 28 mai 2018:
Commentaires sur : EXPO : MAI 2018 - MAI 68 : à Wimereux : 50 ans après la révolution esthétique voulue par le RP Delpierre. Pour ceux qui ont connu cet homme mais qui n'ont pas connu sa vie, son parcours, ce fut instructif et passionnant. J'aurais bien aimé ce titre : Eglise de Wimereux- Le RP Delpierre, prêtre bâtisseur- sa vie-son œuvre. Je suis allée voir l'exposition à la Baie St Jean ce dimanche, j'ai adoré. Merci à ceux qui ont fait revivre tous ces souvenirs et merci pour les belles photos.
Marie Astrid FOURNIER de FOURNIER Marie-Astrid a écrit le 18 janvier 2018:
Je suis arrivée sur la commune en 1958. L'Eglise est devenue un lieu de souvenirs heureux (communions mariages baptêmes et parfois malheureux (enterrements). C'est un lieu qui se doit d'être respecté comme tout lieu public de la commune.
BRESSON de BRESSON Jacques a écrit le 2 janvier 2018:
Un grand merci aux initiateurs de cette belle rétrospective sur la vie et l’œuvre du RP Henry DELPIERRE. Que de souvenirs pour mon épouse et moi même… s’agissant des célébrations de notre mariage, des baptêmes et des Professions de Foi de nos 3 enfants, et enfin celles des mariages de 2 d’entre eux… Avec émotion je me remémore aussi de la présence du Père à tous les actes de la vie et notamment lorsque nous étions côte à côte au chevet des mourants… le Père en qualité de Médecin des âmes et moi en celle de Médecin des corps… Mémento ! Docteur Jacques BRESSON
Marie-Hélène ANDRE de Marie-Helene André (Facebook) a écrit le 30 mai 2017:
Sur Facebook : 24/4/2016 : "Nous avons tous été baptisé dans cette église etc....dans ses pierres il y a le bonheur de nos familles ❤️" (commentaire de Marie-Hélène André sur la page Facebook sous la video du reportage de France Bleu Nord)

L’association des Amis de l’Eglise de l’Immaculée Conception et moi-même vous souhaitons un Joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d’année, malgré le contexte, et vous présentons tous nos meilleurs vœux pour l’année 2021 à venir, ainsi qu’à vos proches.

Que cette période de Noël permette à tous de cultiver et mettre en valeur le sens de l’amitié et de la fraternité dans nos rapports humains au quotidien, en famille, au travail, dans la société et dans le monde, pour amener l’unité et la Paix :

– l’unité dans un monde en crise, encore plus enclin aux divisions, à l’obscurantisme, à la suspicion, à la perte de confiance,

– et la Paix, une Paix constructive où chacun, quel qu’il soit, ait sa place.

Que la nouvelle année vous apporte bonheur, santé, joies familiales et réussites professionnelles ou associatives !

Belles fêtes de fin d’année. Avec une pensée pour ceux, sur notre pallier, dans notre rue, ou très loin de nous, qui ne peuvent se retrouver en famille en raison des précautions sanitaires. Une pensée, certes, accompagnée si possible d’un petit geste d’amitié…

Mais qui dit fraternité dit aussi soin pour l’autre, et nécessité de réinventer ces gestes de fraternité que le respect des gestes-barrières, tout aussi fraternels, a bouleversés.

Que nous soyons chrétiens ou non, je suis certain que nous pouvons faire nôtres les vœux de Paix, du cantique d’Isaïe repris par Händel dans son célèbre oratorio « Le Messie» :

Oui voici comment on appellera Son nom:
Admirable, Conseiller, le Dieu puissant
Et notre Père éternel, le Prince de paix.

Un enfant nous est né,
Oui un fils nous est donné.
Oui un enfant nous est né.

Voici la domination reposera sur son épaule.
C’est ainsi qu’on L’appellera:
Admirable, Conseiller, le Dieu puissant
Et notre Père éternel, le Prince de paix.
Oui notre Père éternel, le Prince de paix.

2020 aura été une année particulière, pour chacun, et pour notre asso : que ces circonstances n’affaiblissent pas son rôle de médiateur et de rassembleur au profit de la culture autour d’un patrimoine commun précieux qu’est l’église de l’Immaculée Conception de Wimereux, et dont notre mission est la préservation.

Et que ses projets pour 2021 nous permettent de nous retrouver bientôt !

Nous aspirons tous à ce que 2021 voit des changements positifs advenir dans la société tant sur le plan sanitaire et social, que sur le plan culturel.

Je remercie tous les membres, les bénévoles, artistes, et sympathisants extérieurs, qui ont donné du temps, beaucoup de temps, nous ont soutenu, pour des programmations dont une part l’état d’urgence sanitaire nous a contraint d’abandonner, et dont une autre part a pu voir le jour avec des artistes qui nous ont émerveillés par leurs talents !

Tout cela a permit, malgré l’adversité d’un petit virus microscopique, de mener à bien certaines  nos actions en 2020, pour le rayonnement de l’édifice que nous préservons ; ils ont finalement permis d’obtenir un résultat spectaculaire dans la collecte de fonds destinés à sa restauration. Nous ne pouvons tous que nous en féliciter !

Il n’est cependant pas trop tard pour faire un dernier geste cette année pour améliorer notre action en cliquant ICI.

La dernière manifestation organisée par l’AEICW, le marché de Noël, est un franc succès : il est toujours accessible par internet en Click & Collect sur notre site  (Tout doit disparaître !)

Grâce à vous, notamment, et à l’investissement financier de la Ville, que ce soit par l’ancienne municipalité, que la nouvelle, la première phase de la restauration est achevée, un toit d’ardoises neuves nous est donné. En cette période de Noël, au moment où la crèche va proposer un toit au Prince de la Vie, un toit pourra bientôt abriter toute une vie locale, communale, culturelle et spirituelle. Mais il reste la restauration des couverture des bas-côtés puis celle des murs… Le travail n’est pas fini ! La municipalité actuelle en est consciente, et nous a confirmé vouloir poursuivre le programme de restauration prévue, avec notre aide, avec votre aide …

Je souhaite que notre association continue avec la même énergie à défendre avec enthousiasme la protection d’un édifice cher à nos cœurs : que nous soyons pratiquants ou non, chrétiens ou non, nous sommes rassemblés dans cette association car l’église de Wimereux représente pour nous beaucoup : tant de souvenirs personnels ou familiaux y ont été vécus ; tant de faits historiques pour la commune s’y sont rattachés, tant d’événements culturels et spirituels s’y sont tenus, et sont appelés à s’y dérouler encore longtemps.

Je souhaite aussi vous compter parmi nos plus fidèles adhérents encore de nombreuses années, ainsi que pourquoi pas, tous les membres de votre famille et vos amis intéressés par notre mission et la qualité de nos activités.

J’espère que les efforts pour améliorer la communication de notre association, pour créer de plus en plus d’activités culturelles de qualité afin magnifier l’image de cette église et de Wimereux, et pour travailler en étroite collaboration avec la Mairie (propriétaire du bâtiment), et avec l’Equipe d’Animation Pastorale (affectataire du lieu en l’absence de curé), répondent à vos attentes et vos demandes et je reste à votre disposition pour écouter toutes suggestions en ce sens.

Que cette année associative à venir soit pleine de joies, de rencontres, d’échanges et de collaborations, et encore plus agréable à vivre que les précédentes.

Alors Joyeux Noël 2020 !

Et, avec quelques jours d’avance, je vous renouvelle tous mes meilleurs vœux pour 2021 !

Le Président,

Franck Weens

Pour le 8 décembre, jour habituel de la Solennité de l’Immaculée Conception (décalé au 9 décembre lorsque le 8 tombe un dimanche), l’AEICW vous propose de vous pencher sur l’histoire de cet édifice et sur l’histoire de ce dogme…

«L’Immaculée Conception», huile sur toile (Hauteur. 198 cm ; largeur. 124 cm) de Pierre Paul Rubens. – Œuvre executée vers 1628-1629, appartenant au musée du Prado. – Ref. Nº Cat. P1627, photographiée lors de l’exposition temporaire « Rubens et son Temps » au musée du Louvre-Lens.

L’église de Wimereux, placée sous le vocable de l’Immaculée Conception, vit le jour le 17 novembre 1866 avec la pose de sa première pierre dans ce qui n’était qu’un petit hameau quasi inhabité de Wimille, une bande de dunes de sable sans intérêt agricole, de l’autre côté de la voie ferrée, sous l’impulsion de l’Abbé Lebègue, curé de Wimille : il voulait un lieu de culte pour les industriels de Lille qui, grâce à la construction de la gare de Wimille, et sensibilisés aux bienfaits des bains de mer sur la santé, commençaient à arriver pour construire leurs « chalets » sur ce bord de mer.  Les plans de l’église ont été conçus par Alphonse Bouloch, architecte à Boulogne (il sera aussi l’architecte de l’église Saint-Michel à Boulogne). La réalisation du nouveau lieu de culte du hameau de Wimille est confiée à Messieurs Varlet et Lacour, entrepreneurs à Boulogne

L’abbé Lebègue la plaça sous le vocable de l’Immaculée Conception, et fit ensuite construire derrière cet église un ouvroir tenu par trois soeurs de l’Immaculée Conception.

 

L’immaculée Conception : mais de quoi s’agit-il ?

 

Quelques notions théologiques …

L’Immaculée Conception ne concerne pas la conception du fils de Marie, Jésus, lui-même Fils de Dieu. Ce terme signifie que Marie, depuis la nuit des temps, a été conçue sans péché. Comme un fruit anticipé du pardon offert par Jésus sur la croix, Marie (qui a été conçue normalement, par l’union de son père et de sa mère) est immaculée, pure de tout péché, et préservée du péché originel, cette séparation d’avec Dieu qui marque l’homme dès le début de son existence.

La célébration de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie – située dans les premiers jours de la nouvelle année liturgique et du temps de l’Avent – nous rappelle la destinée unique de cette femme juive, choisie par Dieu. Pour la foi chrétienne, Marie est indissociable de l’enfant qu’elle a porté, Jésus, en qui s’est totalement manifesté le Dieu vivant. Elle est appelée, depuis le concile d’Éphèse (431), « Mère de Dieu ».

Quelques notions historiques …

Le 8 décembre marque la fête de l’Immaculée Conception (reportée au 9 décembre lorsque le 8 décembre est un dimanche) : elle se place neuf mois avant la fête de la Nativité de Marie et date « supposée » de la conception de Marie, depuis 1477, par décision de Sixte IV. Mais cette conviction d’une conception immaculée de Marie existait déjà chez les Pères de l’Église au IVe siècle, et il semble qu’elle fut fêtée par le peuple chrétien quatre siècles plus tard.

Les premières traces de cette fête de « l’Immaculée Conception » dans la chrétienté remontent en effet au VIIIe siècle dans l’Église grecque. Elle était alors célébrée le 9 décembre à Constantinople. Certains émettent l’hypothèse que cette fête était déjà célébrée au VIe siècle dans les laures monastiques. Georges de Nicomédie, au IXe siècle y fait référence comme étant « la fête de la Vierge la plus récente ». En Occident, cette fête apparaît pour la première fois dans deux calendriers liturgiques de Winchester au IXe siècle.

Au concile de Verceil, en 1050, le pape Léon IX recommande de célébrer la conception de la Vierge. Cette fête se répand progressivement dans l’Église d’occident, et au début du XIVe siècle elle est célébrée dans presque toute l’Église latine.

L’Europe traversa au XVIIIe et XIXe siècles bien des souffrances, avec des révolutions, des conflits nationalistes. Dans un monde très masculin, il était bon qu’un peu de douceur féminine puisse adoucir les esprits et que ce monde s’unisse autour d’une image maternelle rassurante : c’est l’image de Marie qui se proposa à l’Eglise et à l’Europe pour apaiser ce monde.

Lors des apparitions mariales dont Catherine Labouré s’est dite favorisée, rue du Bac à Paris en 1830, la Vierge se serait présentée, selon son récit, comme « conçue sans péché ». La médaille miraculeuse, frappée avec l’invocation « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous », popularise la foi en la conception immaculée de Marie.

Depuis le dogme promulgué par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, dans sa bulle Ineffabilis Deus, l’Immaculée Conception est élevée au rang de solennité : elle est déclarée préservée du péché originel dès sa naissance : « nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse vierge Marie a été, au premier instant de sa conception par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélé par Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement, et constamment par tous les fidèles ».

C’est sous ce nom que, quatre ans plus tard, le 25 mars 1858, la Vierge elle-même commença à se présenter dans la grotte humide et sombre de Massabielle, à Lourdes, au fin fond du pays de Bigorre, à une petite villageoise, Bernadette Soubirous, qui n’avait jamais entendu parlé de ce dogme, en lui disant en Gascon : « Que soy era immaculada councepciou » (Je suis l’immaculée Conception).

Huit ans plus tard, en 1866, l’église de Wimereux devient une des premières en France à être placée sous ce vocable ; sa construction démarra en même tant que la basilique de l’Immaculée Conception de Lourdes

Quelques notions géographiques …

L’Immaculée Conception est patronne du Portugal, de Corse, et des Etats-Unis.

En France, cette fête est particulièrement marquée dans le diocèse de Lyon depuis le 8 décembre 1852, quand la ville inaugura la statue de la vierge de Fourvière (chaque année, cette inauguration sera commémorée lors d’une fête appelée « Fête des Lumières ») (à ne pas confondre avec la chandeleur).

Le 8 décembre est férié dans les cantons suisses de culte majoritaire catholique.

En France ou dans le monde, en plus de l’église de Wimereux, on compte de nombreuses églises de l’Immaculée conception et chapelles de l’Immaculée conception. En voici quelques-unes :

  • À Sées, Orne, se trouve la première église au monde mise sous le vocable de l’Immaculée Conception (1859).
  • Lyon 3e, église de l’Immaculée-Conception construite entre 1856 et 1862. Depuis 1852, la ville célèbre Marie le 8 décembre, jour de l’inauguration de la statue de la Vierge de Fourvière (Fête des Lumières)
  • Paris 12e, église de l’Immaculée-Conception, église néo-romane de la rue du Rendez-Vous : Elle a été construite en six mois et fut inaugurée le 29 septembre 1875
  • Lourdes, basilique de l’Immaculée-Conception : elle a été construite de 1866 à 1871 et fut bénie et inaugurée le 15 août 1871.
  • Wervicq-Sud, Nord, Nord-Pas-de-Calais, France.
  • Toulouse, faubourg Bonnefoy, Haute-Garonne, France. En construction lors de la proclamation du dogme, et rebaptisée immédiatement en conséquence.
  • Melun, église de forme hexagonale surmontée d’un frêle clocher édifiée en 1959 par l’architecte Pierre Prunet dans le quartier des Capucins.
  • Caluire, Rhône-Alpes, France.
  • Bastia, Haute-Corse.
  • Holving, Moselle, France.
  • Bisten-en-Lorraine, Moselle, France.
  • Montfort-le-Gesnois (Sarthe), construite de 1856 à 1858, de style néogothique avec dans le tympan de sa porte centrale une sculpture représentant la proclamation de l’Immaculée Conception par Pie IX.
  • Elbeuf, Seine-Maritime, France.
  • En Colombie, une église de Mompox ainsi que la cathédrale de Barichara sont dédiées à l’Immaculée Conception.
  • En Côte d’Ivoire, la Paroisse Immaculée Conception d’Abobo Clouetcha.
Quelques notions artistiques …

Le thème iconographique de l’Immaculée Conception est souvent issu du chapitre 12 du Livre de l’Apocalypse (Ap 12,1-4) : « Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement. Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’un diadème. Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né. »

L’Immaculée Conception, dans le vitrail central du choeur de l’église de Wimereux (La partie passe du vitrail représente la Dormition)
(Vitrail de Maurice Rocher, 1958)

Statue de l’Immaculée Conception, par Nicole Hémard
(église du Christ Ressuscité à Wimereux)

Autres représentations célèbres dans l’histoire de l’art :

Autel d’église à Toruń

Immaculée Conception, Palmi 1925

(sources : documents personnels, Wikipedia)

1er décembre 2020
TOP DÉPART POUR LE PREMIER MARCHÉ DE NOËL VIRTUEL DE L’AEICW !

Pour voir l‘ensemble des articles du e-marché de Noël : cliquer sur l’icône ci-dessous :

Pour accéder directement à un type de rayon d’articles en vente : CLIQUER ci-dessous sur l’icône correspondant à votre choix :
(les images du menu ci-dessous ne sont pas contractuelles et ne sont données qu’à titre indicatif pour illustrer chaque rayonnage !)
RAYONS DE LA e-BOUTIQUE :

Dernières infos du Pôle Nord :

Ci-dessus : le e-chalet du Père Noël, découvert par nos soins lors de notre dernière expédition au Pôle Nord, où nous avons pu rencontrer son propriétaire… Ce dernier nous a confié une lettre qu’il a rédigé pour les « Amis de l’Eglise ». La voici :

Ho-ho-ho !!! Chers Amis,

Pour soutenir la collecte de fonds destinée à financer la restauration de l’Eglise de l’Immaculée Conception de Wimereux, comme l’année dernière, les petites mains de mon atelier (*) se sont remises au travail pour vous offrir un marché de Noël féérique. De merveilleuses idées de cadeaux artisanaux, parfaits à offrir à vos proches pour les fêtes de fin d’année, comme autant de gestes d’amitiés à transmettre à ceux qui vous sont chers, en cette période qui a tant besoin de retrouver la chaleur de ces témoignages d’humanité !

Le contexte sanitaire ne permet malheureusement pas cette année de tenir un stand ouvert physiquement au public, notamment en milieu couvert. Qu’à cela ne tienne, la magie de Noël opèrera : ce n’est pas un petit virus microscopique qui m’empêchera, moi, Père Noël, de venir tenir mon chalet de Noël pour l’AEICW !

A défaut de présentiel, l’AEICW innove en vous présentant toutes les œuvres produites par mon atelier des lutins sur le site des Amis de l’Église.

Si vous êtes intéressé(e)s pour acheter une ou plusieurs réalisations des lutins, à partir du 1er décembre vous disposez d’un mois pour concrétiser votre commande. Pour cela : cliquez sur la ou les photos des objets choisis pour l’ajouter à votre panier. Vous pourrez régler en virement bancaire ou en chèque, en suivant les consignes qui vous seront proposées, pour ensuite retirer vos articles après validation de votre paiement.

Ce « Click and Collect » (en bon français : « retrait sur commande ») vous permettra de venir retirer sur rendez-vous votre achat à l’église du Christ Ressuscité 9 rue du Château à Wimereux où les bénévoles de l’association seront heureux de vous rencontrer. D’autres modalités de délivrance sont aussi envisageables au cas par cas : telles qu’une livraison à domicile par les soins d’un bénévole si la distance le permet, afin de vous éviter les frais d’un transporteur. 

Pour toute question, n’hésitez pas à contacter notre lutin « en chef » au 06 87 27 55 63 (Huguette).

Joyeux Noël !

(* : les petites mains de l’atelier des lutins sont : Huguette, Jacqueline, Arlette, Christine, Marie-Hélène, Brigitte, Marie-Christine, Jocelyne, Claire, Danièle … et bien d’autres)

Différents rayons d’articles vous sont proposées :

  • Calendriers de l’Avent en bois
  • Décorations de Noêl artisanales
  • Broderies
  • Napperons au crochet
  • Objets en tricot
  • Clochettes en laiton incrustées de l’acronyme de l’association (une conception de Bernard Paschal, artisan campanaire à Wimereux)
  • Reproductions d’aquarelles de Hugues Wimet (transmises par la famille à l’association)
  • Divers (peluches, marque-place, dessins au Gel Pen, …)
  • Don « spécial Noël » pour la restauration (vous pouvez en plus de vos achat ajouter à votre panier un don d’une valeur laissée à votre convenance au profit de la restauration de l’Immaculée Conception)

Pour visiter toute la boutique en ligne de l’AEICW et les conditions générales de vente : cliquer sur l’licône suivants :

« Tu aimeras ton prochain comme toi même » (Mt 29, 32) : pour les chrétiens, il s’agit du second pilier du principal commandement. Face à cela l’assassinat abjecte contre Samuel Paty repose la question du dialogue inter-religieux et de la définition de la laïcité. En hommage, voici la conférence « Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat », du Père Hugues Derycke du 10 août dernier dans le cadre des rencontres estivales du lundi de l’AEICW.

Le « prochain », pour être aimer, doit être libre dans sa différence : c’est aussi un principe de laïcité et fraternité pour la République !

La Liberté de penser est une valeur primordiale, elle est d’ailleurs la base des religions fondées sur l’amour du prochain, car l’amour ne naît pas dans la contrainte mais dans la liberté !

« Ce que l’on fait par contrainte, on ne le fait pas par amour » (Kant).

« Tu aimeras ton prochain comme toi même» (Mt 29, 32), et donc tu respecteras sa liberté ! (Commentaire inspiré de la récente encyclique du Pape François « FRATELLI TUTTI »)

Vivre ensemble, en laïcité, ce n’est pas vivre séparé. C’est d’abord dialoguer, pour mieux se connaître.

« Dialoguer c’est toujours « s’altérer » de l’autre, sans pour autant se perdre, et simplement grandir en humanité… Accepter de recevoir l’autre, sans être identique. » (Père H. Derycke)

Il apparaît important d’évoquer, dans cet article sur la laïcité, la nouvelle lettre encyclique du pape François, Fratelli Tutti, qui s’adresse non seulement aux Chrétiens mais au monde entier. Chaque mot est soigneusement pesé. Elle porte en elle une valeur de laïcité, et de fraternité, et en ce sens elle invite l’ensemble des religions (y compris les athées) au dialogue. En la lisant, on doit reconnaître que l’église catholique a fait un sacré (!) bout de chemin … Prenez le temps de lire ce texte et vous verrez que, croyant ou pas, vous en sortirez quelque peu grandi.

Lors de sa présentation le 4 octobre 2020, le cardinal Miguel Angel Ayuso Guixot, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, la commente ainsi : « Fratelli tutti nous exhorte à fouler le terrain commun de la fraternité humaine ». Terrain commun et vérité ancienne, « mais qui peut sembler nouvelle dans le monde qui nous entoure, souvent atrophié par l’égoïsme ». Pour lui, l’invitation que le pape François adresse aux différentes religions – « à se mettre au service de la fraternité pour le bien de toute l’humanité » -, « annonce une nouvelle époque ». « Notre voyage commun nous ouvre à une nouvelle lumière et à une nouvelle créativité qui met au défi le cœur même de chaque religion », a-t-il affirmé. « Plus encore, la fraternité elle-même peut aussi devenir le chemin des croyances religieuses ». Le dialogue interreligieux « a une fonction essentielle dans l’établissement d’une coexistence civile, d’une société qui inclut tous et chacun en refusant la “culture du déchet” ». « La vision et l’objectif du dialogue sont d’œuvrer, à travers une collaboration authentique entre les croyants, à la réalisation du bien de tous, en luttant contre toutes les injustices qui affligent encore notre monde et en condamnant tout type de violence ».

Lors de la présentation de la nouvelle encyclique du pape François, était notamment présent le juge Mohamed Mahmoud Abdel Salam, conseiller du grand imam d’Al-Azhar, qui a situé Fratelli tutti dans la filiation du Document sur la fraternité d’Abu Dhabi…

La loi de Séparation des Eglises et de l’Etat

Une conférence du Père Hugues Derycke,
Réflexions, et Débat

Le Père Hugues Derycke est prêtre de la Mission de France, travaille à l’ESSEC (Cergy-Pontoise). Il est prêtre-modérateur de la Paroisse Saint-Jean-du-Wimereux, ancien vice-recteur de l’Institut catholique de Toulouse et ancien professeur à la Faculté de théologie.

Cliquer ici pour obtenir le texte au format pdf

La loi de Séparation de 1905 n’aura pas lieu.

Entre Giraudoux et l’inspecteur Colombo !

« la loi de 1905 une loi attendue et pourtant plus étonnante et tolérante que prévue »
Ce qui en fait une loi intouchable !

Conférence du Père Hugues Derycke – 10 août 2020
Réflexions, débat et compléments d’informations

Le 10 août 2020, dans le cadre des rencontres estivales du lundi, organisées par l’Association des Amis de l’Église de l’Immaculée Conception de Wimereux (AEICW), le Père Hugues Derycke nous a entraîné dans le passionnant récit de la genèse de la Loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, avec toutes ses implications actuelles. Pour son exposé, il s’est aidé de l’éclairage de deux penseurs contemporains en matière de laïcité, tous deux « religieux », l’un protestant (Jean Baubérot), et l’autre un prêtre catholique (Émile Poulat). Qui mieux que des religieux pour parler de laïcité ?

L’ouvrage de Jean Baubérot (sur lequel s’est basé le Père Derycke pour sa conférence) s’intitule : « La loi de 1905 n’aura pas lieu ». Il s’articule en trois tomes : le premier porte le sous-titre suivant : « Histoire politique des Séparations des Églises et de l’État (1902 – 1908) – Tome 1 – L’impossible « loi de liberté » (1902 – 1905) » (Édition des fondations de la maison des sciences de l’Homme, 2019)

Écoutons ce qu’en dit Hugues Derycke :

« Il s’agit d’un ouvrage de 400 pages, denses d’informations, croustillantes de récits des journaux et d’archives des débats de l’assemblée nationale, et un titre provocateur qui volontairement fait signe à celui de la pièce de Jean Giraudoux « la guerre de Troie n’aura pas lieu » jouée en 1935. Cette pièce anticipait l’inéluctable conflit de la seconde guerre mondiale de 39-45.

Jean Baubérot s’engage dans une œuvre consistante, en trois tomes, le second traitant de la loi de 1905, et le dernier de la réception de celle-ci, qui met à jour le contexte politique et social de la loi de Séparations des Églises et de l’État. Au-delà du titre, l’universitaire emprunte une pédagogie qui se réfère explicitement aux enquêtes de l’inspecteur Columbo. Série policière américaine de 10 saisons entre 1968 et 1978, où le crime et le criminel sont connus dès les premières minutes, mais où tout l’art convient à déployer des pistes évidentes qui séduisent le spectateur mais qui s’épuisent d’elles-mêmes en perdant toute probabilité au fil de l’enquête.

Telle est la loi de séparation de 1905, dont nous savons qu’elle est une loi d’apaisement porté par le brio d’Aristide Briand dans une période troublée d’antagonismes et de tensions multiples. Cette réception comme une loi d’apaisement est régulièrement célébrée, mais nous en oublions souvent le contexte de violences verbales mais aussi physiques qui y a présidé.

La somme d’informations et d’anecdotes disponibles livrent une analyse précieuse sur les positions politiques des partis et des confessions religieuses, tout en manifestant leur diversité à l’intérieur d’un même camp. »

Première partie

Le contexte de 1870 à 1905 en France et Rome

République Laïque et fille aînée de l’église face à face

De la Restauration à la République ; Que faire du Concordat de 1801 ?

Au travers de cette présentation, nous avons découvert, grâce au Père Derycke, toutes les subtilités qui ont conduit à l’instauration de ce cadre large qui n’est qu’un lieu commun, un paradigme, habilement tissé pour rapprocher les anti-cléricaux des catholiques afin de préserver l’unité nationale, et qui a englobé au dernier moment toutes les religions. (Nous doutons que les juifs de la Diaspora, dont la religion ne se transmet pas par conversion, se reconnaissent dans le terme d’ « Église », encore moins les musulmans… ). Comble de l’ironie, cette loi, qui avait été brandie par Émile Combes comme une menace pour calmer un clergé remuant épris de liberté vis à vis de l’État (au même titre que la bombe nucléaire durant la guerre froide fut une menace pour ne pas entrer en confits belliqueux), cette loi de laïcité donc, fut, malgré tout, mise en place pour détricôter le Concordat de 1801. Le Père Combes était un ancien séminariste « social » et avait le soutien d’un Diacre de l’église protestante Suisse, Ferdinand Buisson. Ce dernier fut cofondateur, en 1898, de la Ligue des droits de l’homme, qu’il présida de 1914 à 1926. De 1902 à 1906 il fut président de la Ligue de l’enseignement. En 1927, le prix Nobel de la paix lui fut co-attribué…

Mais remontons un peu en arrière, au « Siècle des Lumières » : par leur engagement contre les oppressions religieuses et politiques, remontant jusqu’aux guerres de religions en France, les membres de ce mouvement se voyaient comme une élite avancée œuvrant pour un progrès du monde. Combattant l’irrationnel, l’arbitraire, l’obscurantisme et la superstition des siècles passés, ils ont procédé au renouvellement du savoir, de l’éthique et de l’esthétique de leur temps. De manière très générale, sur les plans scientifiques et philosophiques, les Lumières voyaient le triomphe de la raison sur la foi et la croyance ; sur les plans politiques et économiques, le triomphe de la bourgeoisie sur la noblesse et le clergé. Les idées du philosophe Voltaire et de ses amis on entraîné par la suite une véritable révolution de l’ordre social en France et en Europe, avec un impact non négligeable sur la Révolution Française. Le désir de rationalité révolutionnaire se coupait du rationalisme dit « spirituel » de Descartes, jusqu’à conduire à une tentative d’éradication de l’Église et du christianisme dans son ensemble. Ainsi, la Convention nationale changea le calendrier du Pape Grégoire XIII (dit « calendrier grégorien »), système de mesure du temps, et le système monétaire, tout en plaçant l’idée d’égalité, sociale et économique, au plus haut point des priorités de l’État, jusqu’à l’institution d’un culte de substitution dit « de l’Être Suprême ». « Dieu est mort ! » dira Nietzsche.

(NB : En fait, à la suite de cette révolution sociale, s’instaura à la fin du XIXe siècle en Europe une révolution industrielle. C’est dans ce contexte que Nietzsche dira plus tard : « Dieu est mort ! » tout en voulant préciser « Il l’ont tué ! Nous l’avons tué ! ». La théorie nietzschéenne de la mort de Dieu s’inscrit à la suite à la Révolution industrielle, donc après que les humains eurent considérablement transformé leurs milieux de vie (urbanisation massive, prolifération des machines, bureaucratie, etc.). Marqués par les théories de Saint-Simon, Comte et Renan, beaucoup célébrèrent « le progrès ». Or Nietzsche lui-même critiqua l’idée de progrès, la qualifiant d’idée fausse. C’est dans ce contexte, issu de la pensée des Lumières, de la révolution sociale qui en découla, avec l’émergence de la révolution industrielle qui semblait donner tout pouvoir à l’homme, qu’il dira : « Dieu est mort ! » Cet apophtegme se trouve dans « Ainsi parlait Zarathoustra » et c’est surtout à cet ouvrage qu’on doit la popularité de l’expression. La citation complète est la suivante : « Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu’à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau. — Qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d’inventer ? La grandeur de cet acte n’est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement — ne fût-ce que pour paraître dignes d’eux ? » (Le Gai Savoir, Livre troisième, 125))

Après la Révolution Française, l’arrivée au pouvoir de Bonaparte en tant que Premier Consul en 1799, se caractérisa par une volonté de réchauffement entre la Papauté et le pouvoir, après les actions anti-cléricales de la Révolution. Bonaparte voulait ainsi, sur le plan international, asseoir et justifier son pouvoir, renouant avec la tradition, héritée du baptême de Clovis, et dite « France, fille aînée de l’Église », se remettant ainsi dans le rôle de premier défenseur du Saint-Siège.

Le Concordat de 1801 fut ensuite signé entre Napoléon Bonaparte et le Pape Pie VII. Il autorisa la réouverture des églises et restitua le repos du dimanche. De nombreux prêtres réfractaires revinrent ainsi d’exil. Avec l’élection du Pape Pie VII, Bonaparte décida de renforcer ce rapprochement, à la fois pour résoudre une crise religieuse en France, mais aussi pour éloigner les catholiques français du parti royaliste. La religion catholique devint « la religion de la grande majorité des Français » à défaut d’être la religion d’État. La nomination des évêques fut désormais le fait du chef de l’État, le Pape accordant ensuite l’institution canonique. Les évêques et prêtres étaient payés par l’État…

Bonaparte ajouta une série de règlements très contraignants destinés à gérer en détail la vie de l’église en France. Ces « articles organiques » ne seront jamais acceptés par le Saint-Siège car ils limitaient au strict minimum les relations entre les évêques français et le Pape. En février 1948, la Seconde République décide officiellement que la formule « Liberté, Égalité, Fraternité » sera la devise de la France. Ainsi, à partir de cette période, certaines municipalités, pour bien montrer la mise au pas du Clergé, et puisque les églises étaient propriétés de l’État, décidèrent d’inscrire la devise nationale sur les frontons des églises. Ces inscriptions ne datent donc pas seulement de 1905 !

On notera au passage que le territoire « Alsace-Lorraine » quitta la France pour l’Empire Allemand en 1871 par le Traité de Francfort ; il ne fut donc pas soumis à la Loi de 1905 qui détricota le Concordat. Ce territoire annexé au Reich redevint français par le Traité de Versailles de 1919 : il est donc toujours aujourd’hui soumis au Concordat !

Seconde partie

Quand les acteurs majeurs jouent à contre rôle  ….

Un jeu d’illusion pour perdre le spectateur

Dans la description du livre de Jean Baubérot que fit le Père Derycke lors de sa conférence, ce dernier évoqua plusieurs informations importantes quant à la genèse de la Loi de séparation de 1905 :

« j’en relève les principales :

– Où l’on voit comment Émile Combes ancien séminariste « social » déçu de son exclusion s’accommode fort bien du concordat qui lui permet de réguler les Églises et les évêques en particulier en les menaçant de les priver de leurs émoluments républicains. Puis se résoudre à un « divorce par mutuel consentement » qui suite à la chaleur des débats et des alliances nécessaires va devenir une véritable guerre.

– Où l’on voit le parti catholique se diviser entre ceux qui souhaitent retrouver une forme de plus grande liberté que celle du concordat, et ceux qui défendent la position sociale déterminante acquise dans le nouveau régime de la République.

– Où l’on voit les positions extrêmes des socialistes dont Jaurès pour envisager de proposer une location des églises confisquées pour une durée limitée au culte catholique et moyennant un loyer conséquent. Puis se rallier à un usage gratuit non limité dans le temps, en espérant que la vanité de la croyance s’épuisera d’elle-même.

– Où l’on voit Ferdinand Buisson, rapporteur d’un des projets de loi, – ancien diacre – d’une Église protestante Suisse libérale et profondément humaniste, proposer l’élection du curé comme celle du pasteur.

– Où l’on voit que cette séparation fut envisagée par les plus anticléricaux, comme ne devant s’exercer que contre les catholiques romains soumis au diktat du Pape, puis étendre cette notion aux protestants et aux juifs.

– Où l’on voit la libre pensée et des personnalités anticléricales tel Clémenceau, envisager la transformation des églises en écoles, en musées, ou en maternités ou en hôpitaux, avant de se raviser pour tenir l’unité nationale. »

 

 

Troisième partie

Des lames de fond …

La place des femmes

L’enjeu majeur de l’école

République et Saint Siège entre brouille et complicité historique

« Mais », continue Hugues Derycke, « l’ouvrage de Jean Baubérot permet aussi de croiser d’autres débats qui interférent avec la volonté d’opérer une séparation. Car en finale comme le propose le sous-titre de l’ouvrage de Jean Baubérot, c’est un impossible débat sur la liberté et la liberté de conscience qui s’instaure.

– D’abord une extrême méfiance par rapport aux femmes dont les consciences et les opinions sont soumises aux prédications des curés. Considérées sous l’influence de ces derniers, il ne peut alors être question de leur donner le droit de vote, et cet avis traverse les différents partis !

– Ensuite une interférence fondamentale sur la question de l’école, au regard de la construction par Jules Ferry et Ferdinand Buisson de l’instruction publique qui entraîne l’expulsion des congrégations enseignantes – 1904 – et des écoles catholiques. On oppose alors les religieux soumis à leur supérieur aux prêtres diocésains plus libres de leur jugement et engagés dans la proximité sociale de leur paroisse.

(Des religieuses quittent leur couvent et perdent leur costume tout en poursuivant une vie commune et un service de l’école.) (Ces congrégations religieuses enseignantes dissoute par la loi de 1905 détourneront cet interdit en se recréerons sous un autre statut, cette fois « laïque », en diverses associations, de sœurs, ou de frères, selon la loi de 1901. Cette loi permettait ainsi d’instaurer une autre autorité entre l’état et le peuple, pour pallier aux lacunes de l’État dans sa mission envers la Nation). Dans une vision scientifique et rationnelle, la Mission de l’école publique vise à la formation de la conscience libre du citoyen. Pour L’église, apparaît un champ d’action plus essentiel, celui de la liberté de l’enseignement ; la querelle scolaire ne fait que commencer !

– La Papauté intervient directement, mais dans le camp laïque on se méfie de ce qui relève d’un état étranger ; un incident : le rappel à l’ordre par le gouvernement de plusieurs évêques qui s’engagent dans le débat, provoque la rupture des relations diplomatiques avec le Saint-Siège le 30 juillet 1904. Même si pendant quelque temps un chargé d’affaire reste à Rome, car les deux États gardent la mémoire que par

l’établissement des relations diplomatiques et l’échange de représentant permanent, la France et la Papauté ont initié au 16ème siècle, la forme moderne de la diplomatie.

– Il faut évoquer la présence de l’Église qui aide à structurer les colonies ou qui permet à la République de maintenir son empire ; antagonisme en France, alliance outre-mer !

 

Conclusion

Passer du Petit père Combes un ultra « hésitant »

à

Aristide Briand un Radical « pragmatique »

Le ministère Combes tombe en Janvier 1905. Son projet de loi surchargé de débats et d’extrêmes tensions contradictoires parfois au sein d’un même parti et d’un même camp ne peut plus rallier une majorité.

Aristide Briand, un jeune orateur doué et reconnu pour son écoute et son respect de ses contradicteurs, capable de se glisser dans un premier rôle provisoire de président de commission, à qui on doit déjà un avant-projet en 1903, peut alors entrer en scène comme un possible fédérateur de tant de contraires. Mais ceci sera le thème du prochain tome ! ou de la prochaine saison !

Pour garder la métaphore initiale, », poursuit Hugues Derycke, « lire les détails des positions et des débats fait signe à une série tv celle « du baron noir » (sa troisième saison est annoncée) qui illustre nos débats politiques actuels, le lecteur y trouvera matière à réfléchir l’actualité de biens des conflits d’opinions sur la laïcité, l’école, la place des religions dans la société, la force ou non d’une morale universelle … Entre le journal et la lecture de cette « somme universitaire » il m’est arrivé de trouver bien des résonances. »

Débat : Et maintenant ?

Les Présidents de la Ve République et le Vatican (compléments d’informations)

Laïcité aujourd’hui…

Transmission de la culture religieuse… difficulté d’enseigner le fait religieux

Président de la République et Chanoine du Latran

Les Présidents de la République Française reçoivent tous le titre de proto-chanoine honoraire du Latran au cours d’une cérémonie dans la basilique Saint-Jean-de-Latran, la cathédrale du Pape, tournée vers le monde (la cathédrale de l’évêque de Rome étant la Basilique Saint-Pierre). Le titre de « premier et unique chanoine honoraire de l’archibasilique du Latran » remonte à la royauté et à Louis XI. Il a été réactivé par le roi Henri IV, qui, après avoir abjuré sa religion protestante et reçu l’absolution du pape, a fait don au Latran de l’abbaye bénédictine de Clairac, dans le Lot-et-Garonne. En échange, il a reçu ce titre canonial, décerné par la suite aux rois de France.

Historiquement, le titre insérait la France « dans la géopolitique romaine aux côtés des autres puissances de l’époque : l’empereur germanique était chanoine de Saint-Pierre, le roi d’Espagne chanoine de Sainte-Marie-Majeure tandis que, avant la Réforme, les rois d’Angleterre avaient été chanoines de Saint-Paul-hors-les-murs ».

Depuis, une messe est célébrée chaque année le 13 décembre en la basilique Saint-Jean-de-Latran, à Rome, en l’honneur de la France. Tous les rois de France, puis les chefs d’Etat, étaient chanoines honoraires, mais ce n’est qu’en 1957 que le président René Coty s’est déplacé à Rome pour prendre réellement possession de ce titre (la cérémonie consiste en la remise d’une stalle dans la basilique). Le fait de venir jusqu’à Latran pour recevoir ce titre ne doit rien au hasard. C’est ce qu’ont fait Charles de Gaulle, Valéry Giscard D’Estaing, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, ou Emmanuel Macron.

A l’inverse, Georges Pompidou, François Mitterrand et François Hollande, qui ne souhaitaient pas marquer cet héritage, ont préféré ne pas se rendre à Latran.

Le Président de la République Française est le seul laïc à être membre de ce collège de clercs qui, comme tout chapitre, remplit un office liturgique d’intercession et non une charge pastorale. Que le chef de l’État vienne en personne prendre possession de sa stalle, ou qu’il se contente d’accepter le titre sans venir le recevoir officiellement, il est en tout cas représenté chaque année le 13 décembre au Latran par son ambassadeur près le Saint-Siège, à l’occasion la messe pour la France.

NB : Ce titre « religieux » n’est pas le seul dont hérite le président de la République à sa prise de fonctions. Le chef d’Etat français devient aussi :

  • co-prince d’Andorre, avec l’évêque d’Urgel, en Espagne, un rôle protocolaire ;
  • chanoine honoraire des cathédrales de Saint-Jean-de-Maurienne, Saint-Julien du Mans, Saint-Maurice d’Angers, Saint-Jean de Lyon, Saint-Etienne de Cahors et Saint-Etienne de Chalons et des églises Saint-Hilaire de Poitiers, Saint-Martin de Tours et Saint-Germain-des-Prés, à Paris,
  • proto-chanoine de la basilique Notre-Dame de Cléry et de la cathédrale d’Embrun.
  • protecteur du domaine de Chambord et de l’Académie française, deux titres non religieux remontant aussi à la royauté.

Les visites présidentielles au Vatican

À l’exception de Georges Pompidou, tous les présidents de la Ve République ont rendu visite au pape à Rome. Les liens qui unissent la France et le Saint-Siège et les échanges qui se développent entre les deux pouvoirs, s’établissent sur une tradition diplomatique et religieuse héritée de siècles d’histoire commune. Une approche, plus spécifiquement bilatérale, peut être envisagée concernant la France et ses relations avec le Saint-Siège entre 1958 et 1969 – présidence du Conseil puis présidence de la République du général de Gaulle – période marquée par la rencontre de personnalités de haute stature (de Gaulle, Jean XXIII, Paul VI) et la réunion d’un événement majeur, le concile de Vatican II.

Institutions classiques de la diplomatie française, le ministère des Affaires étrangères et plus particulièrement l’ambassade de France près le Saint-Siège continuent d’être, au cours de cette période, les pivots autour desquels se concrétisent les relations avec la papauté. Cependant, des nouveautés sont apportées à ces structures traditionnelles. Elles témoignent de l’esprit de la Ve République, des compétences nouvelles du président de la République en matière de politique étrangère et de l’approche qu’a le général de Gaulle de ces questions.

L’ambassadeur français est l’un des rares chefs de missions diplomatiques à rencontrer le pape en tête à tête au moins deux fois par an. Il s’entretient également régulièrement avec le cardinal secrétaire d’État – dont la fonction peut s’apparenter à celle de « Premier ministre » du Saint-Siège – et chaque semaine avec le secrétaire de la Sacrée Congrégation pour les affaires ecclésiastiques extraordinaires, le deuxième personnage de la secrétairerie d’État, chargé des relations avec les États, sans compter les entretiens avec les autres chefs de dicastères. Enfin, cette intensification des échanges avec la papauté voulue par de Gaulle trouve une autre déclinaison dans les visites officielles que ce dernier rend au pape, à deux reprises en juin 1959 et en juin 1967.

C’est un mode d’échange totalement nouveau pour les deux pouvoirs. Certes la visite officielle du président René Coty à Pie XII en mai 1957 marque un premier tournant historique, puisque aucun chef d’État français n’avait rendu visite au pape depuis quatre cent soixante-deux ans et la venue de Charles VIII à Rome en 1495 – il faut dire qu’à cette date la Rome pontificale avait attendu bien davantage encore, six cent quatre-vingt-quinze ans, depuis la visite de Charlemagne ! Principe inédit, ces visites d’État, dès lors régulières (1959, 1967…), constituent un moteur rythmant, impulsant désormais les relations entre la France et le Saint-Siège. La relation personnelle qui se noue alors entre le président de la République et le pape donne davantage de consistance à ce dessein qui veut maintenir à un degré toujours plus élevé de cordialité et de confiance les échanges entre le gouvernement français et le gouvernement de l’Église.

Répondant aux souhaits du général de Gaulle, cette évolution originale de l’action diplomatique à l’égard du Saint-Siège s’exprime en premier lieu dans les discussions autour des points de l’organisation hiérarchique de l’Église, où l’État est appelé à intervenir.

À l’instar des décennies précédentes, un des principaux sujets d’échanges entre les autorités françaises et le Saint-Siège de 1958 à 1969 demeure la nomination des évêques de France, qui nécessite une participation des deux pouvoirs. Ces échanges s’inscrivent dans un cadre historique et juridique précis. Cependant, tout en restant dans cette structure, le général de Gaulle montre son désir d’optimiser les discussions avec Rome afin de voir choisir des prélats à un degré d’excellence toujours plus élevé, dans l’intérêt de l’Église mais aussi dans celui bien compris de l’État…

En vertu du canon 329, § 2, du Code de droit canonique, les évêques sont choisis « librement par le pontife romain ». Néanmoins, et malgré l’absence de concordat entre la République française et le Saint-Siège depuis la loi dite de séparation du 9 décembre 1905, le gouvernement français s’est vu reconnaître un « privilège » par le Siège apostolique. Les négociations organisant le rétablissement des relations diplomatiques aboutissent en effet à la remise, le 20 mai 1921, par le cardinal Gasparri, secrétaire d’État du pape, d’un aide-mémoire au représentant à Rome du gouvernement Briand. Ce texte fixe dès lors le cadre juridique de la procédure de nomination des évêques en France ; il demeure en vigueur sous la Ve République. Il prévoit, par « une exception pour la France », que le cardinal secrétaire d’État interroge l’ambassadeur français pour savoir « si le gouvernement a quelque chose à dire au point de vue politique contre le candidat ».

S’il ne remet pas en cause ce mode de nomination des évêques en France, de Gaulle y apporte une exigence nouvelle. Il affirme clairement, dès 1961, sa volonté de voir améliorer les démarches des différents acteurs français. Pour le chef de l’État la raison est simple : il faut favoriser l’amélioration constante de l’épiscopat, qui doit constituer un véritable corps d’élite et ainsi participer à la diffusion de la pensée, de la culture, donc de l’image de la France et de son influence dans le monde – qui demeure une des grandes ambitions de De Gaulle.

La deuxième phase, qui s’ouvre en 1969 et se termine en 1995, est nettement plus délicate. Georges Pompidou est le seul président de la Ve République à ne pas avoir accompli le voyage romain. Une abstention due aux convictions plus laïques du successeur de De Gaulle, mais surtout au contexte de l’époque. Dans l’atmosphère chahutée des années post-68, le catholicisme français, revendicatif, tient à distance les dépositaires des pouvoirs temporel et spirituel. Les évêques veulent bien être reçus à l’Élysée, mais à condition de ne pas être vus ! Dans cette ambiance peu propice aux célébrations en grande pompe, la France et le Vatican s’ignorent prudemment.

Le 1er décembre 1975, Valéry Giscard d’Estaing referme la parenthèse en rendant visite à Paul VI.

Jacques Chirac assure le pape de la fidélité de la «fille aînée de l’Église»

Premier président socialiste, François Mitterrand ne voulut pas venir à Rome recevoir le titre de chanoine d’honneur du Latran. Pas de visite officielle mais, seulement dix mois après son élection, il rend une « visite privée », le 28 février 1982, à Jean-Paul II. Il y avait chez Mitterrand une volonté de réinscrire le catholicisme dans la mémoire française. Les deux hommes s’estiment et ne manqueront pas de se revoir, notamment à l’occasion des nombreux voyages que le pape polonais effectua en France.

Enfin, avec l’élection de Jacques Chirac en 1995, s’ouvre une nouvelle étape des relations entre les présidents et le pape. Jacques Chirac, qui a toujours été fasciné par Jean-Paul II et l’a déjà rencontré (en tant que maire de Paris ou premier ministre), effectue avec son épouse une visite d’État (la première depuis 1959) au Vatican le 20 janvier 1996. Jacques Chirac assure le pape de la fidélité de la France, « fille aînée de l’Église ».

Au fil de l’histoire, la visite présidentielle au Vatican est donc entrée dans les mœurs républicaines. Qu’il s’agisse d’une visite privée ou officielle, le temps fort de ces rencontres reste l’entretien en tête-à-tête entre les deux hommes. Une demi-heure pour de Gaulle en 1959, une heure pour Giscard en 1975. Si le secret sur ces échanges est bien gardé, on sait qu’ils sont l’occasion de parler des grands enjeux internationaux.

Le réseau diplomatique du Vatican est l’un des meilleurs du monde. Ces rencontres au sommet ont également toujours été l’occasion d’aborder les difficultés du moment : la légalisation de l’avortement avec Giscard d’Estaing, l’enseignement privé avec Mitterrand ou les racines chrétiennes de l’Europe avec Chirac.

Les autres Présidents de la République ont continué d’entretenir d’étroites relations avec le Vatican :

Nicolas Sarkozy sera reçu par le pape Benoît XVI, le 20 décembre 2007 ; il effectuera un discours au Palais du Latran. Il sera ensuite reçu toujours par le pape Benoît XVI en « entretien privé », le 8 octobre 2010 (Discours de Nicolas Sarkozy au Vatican) (Prière du cardinal Tauran pour la France).

François Hollande a été reçu par le pape François en « visite privée », le 24 janvier 2014 (Communiqué salle de presse), puis toujours par le pape François après l’assassinat du Père Hamel, le 17 août 2016.

Emmanuel Macron sera reçu par le pape François, le 26 juin 2018 et fera une intervention lors de la cérémonie pour la France au Latran, et un discours devant la communauté ecclésiale française de Rome. On retiendra le discours d’Emmanuel Macron devant les évêques de France 9 avril 2018.

Laïcité aujourd’hui…

L’exposé du Père Hugues Derycke a permis d’ouvrir un débat riche avec l’auditoire, quant aux implications actuelles de cette loi, notamment face au terme de « laïcité ». Cette laïcité ne se retrouve pas dans certains pays : aux USA le président prête serment sur la Bible, et les écoles américaines marquent toutes les fêtes religieuses des différentes confessions. Ceci permet à chacun de s’instruire sur la religion de l’autre, et de mieux comprendre l’ « autre ». Au Royaume-Uni, la Reine est garante de la stabilité du dogme de l’Église Anglicane…

« Le mot laïcité », comme l’a fait remarqué notre conférencier, « apparaît dans le contexte de la loi de séparation des églises et de l’état en 1905, cependant il n’est pas dans le loi .… Il est utilisé par Ferdinand Buisson comme rapporteur de la loi. D’où la difficulté formelle d’en donner une définition en rapport avec la loi de 1905, car la loi si elle est la référence de la laïcité n’en utilise pas le terme … »

Cette laïcité française, induite par la Loi de 1905, peut se définir de quatre manières, comme l’explique le Père Derycke :

« En 2004 le rapport Stasi va tenter deux définitions :

1°) une définition historique et narrative : « la France est le pays d’Europe qui a mis en œuvre avec le plus rigueur le principe de laïcité et qui accueille en son sein la plus grande communauté juive et la plus grande communauté musulmane d’Europe ».Il faut préciser que les communautés musulmane d’Allemagne et de Grande- Bretagne sont issues de la Turquie ou du Pakistan (à savoir des pays non arabes). La majorité de la communauté musulane Française est issue du Maghreb et principalement d’Algérie – qui avait été un département Français … Une communauté Bouddhiste également significative est présente en France. Le rapport ne mentionne pas alors la mémoire catholique et le fait que dans les établissements scolaires catholiques représentent 20 pour cent des élèves, que ces établissements sont associés à l’éducation nationale et que leur enseignants sont reconnus comme des agents du service public et donc sont payés comme des fonctionnaires… (loi du 31 décembre de 1959 qui promeut le contractualisation de ces

établissements privés avec l’état).

2°) Une seconde définition formelle et légale : « La Laïcité est un principe fondamental et un cadre de référence qui s’imposent à tous ». Cette définition s’inscrit dans une tradition juridique et son application relève in fine de l’arbitrage du conseil d’état. » (Il s’agit ici d’un cadre pragmatique qui se rapproche de la tradition juridique anglo-saxonne d’une nécessaire interprétation. On peut ici souligner ce paradoxe : la Laïcité française n’est pas régi selon un code juridique de type napoléonien à savoir un droit positif, mais par un perpétuel ajustement pragmatique donc interprétatif et soumis à la régulation finale du conseil d’état à partir d’une interprétation de la loi de 1905, historique et sanctuarisée.)

« En 2005 à la commémoration du centenaire de la loi de 1905 deux autres définitions sont intervenus lors des interventions de ce centenaire.

1°) Celle d’Émile Poulat qui, issu de la tradition catholique, va la conjuguer avec l’avancée du Concile 2 qui reconnaît la Liberté de Conscience. « La laïcité c’est 66 millions de liberté de conscience, celles des citoyens français ». Cette définition particularise l’articulation de la liberté de conscience et la laïcité. Elle est féconde en terme de

sociologie et de philosophie.

2°) Au cours des commémorations, lors d’un débat avec le Vice-président du conseil d’état, Renaud Denoix de Saint Marc, celui-ci a proposé une autre définition conforme à sa tradition protestante : « protéger le citoyen des violences religieuses« . Elle fait remonter la laïcité aux 16ème siècle et aux guerres de religions. Elle permet de mieux comprendre le fait que le foulard islamique est reçu comme une violence à la liberté des femmes.

Ces différentes définitions dessinent un panorama Géopolitique, Juridique, Sociologique et Philosophique, et Historique .… »

Transmission de la culture religieuse… et de la difficulté d’enseigner le fait religieux

La laïcité ne doit pas entraîner un effacement des cultures religieuses. Elle nécessiterait plutôt un rapprochement religieux (œcuménisme) et une promotion culturelle du fait religieux.

C’est ainsi que dans la suite du débat sur la laïcité nous avons abordé la question de la transmission de la culture religieuse. La question est délicate car elle touche à la difficulté d’enseigner les faits religieux dans un système scolaire laïc donc plus soucieux de neutralité que de compétence en ce domaine et ce avec un corps enseignant peu ou pas formé et qui par nature craint de se risquer en terrain peu connu ou mal maîtrisé. Il s’agit là du « point faible » de la société française. On passe d’une approche respectueuse de la liberté de conscience à une forme d’ignorance ….donc de méconnaissance voire de crainte qui aboutit le plus souvent à une stricte abstention du fait religieux dans l’enseignement …. et à des chartes d’absence totale de référence religieuse dans l’espace public et dans la transmission de valeur. La religion, et plus encore les religions, font alors peurs, plus par ignorance que par excès d’intolérance …

Une stricte abstention des références bibliques ou religieuses ne permet pas l’acquisition d’un « bagage » culturelle, que ce soit dans le domaine de la culture classique ou celui de certaines formes de cultures contemporaines. L’art sacré est discrédité non par militantisme mais par simple peur de ne pas en saisir la portée. La porte plus large de la spiritualité continue fort heureusement de proposer des interrogations et des chemins avec la limite que cette porte semble d’autant mieux praticable qu’elle n’utilise pas les symbolismes des religions de la mémoire française et donc principalement du christianisme … Ce paradoxe est désormais connu, et il n’indique pas forcément un anti-christianisme militant… mais une fois de plus une « ignorance » qui déconcerte les tenants de l’enseignement ….

Cependant cette transmission culturelle religieuse continue de se glisser comme une transmission de sens et d’émotion. On peut même y percevoir des réceptions de ce que porte la « subversion » chrétienne du passage de Dieu, par Amour, de la mort, au travers de la croix, à la Vie, et de la tonalité de la résurrection comme invitation à la conversion et à l’ouverture à une fraternité universelle.

Ces points n’ont été que rapidement évoqués dans la conférence. Mais la question mérite d’être posée : celle de la pertinence d’un christianisme culturel qui peut avoir comme acteurs et comme référents des dimensions plus larges que la foi confessée. La musique est ici un média essentiel plusieurs fois évoqués dans le débat notamment avec un ancien producteur de France Musique …. un conversation à reprendre.

(NDLR : On se rend compte que l’art a souvent été « catalysé » par les religions. En effet, la pédagogie « religieuse » a longtemps utilisé l’art comme langage, comme vecteur. Les religions ont été « matrices » de production artistique. L’art sacré, s’il existe, est devenu un des piliers de la culture de notre civilisation. L’art en général est d’ailleurs très proche de la spiritualité : il est témoin de l’aspiration humaine à une forme de transcendance, à la conquête du beau, du parfait, à la recherche d’une sagesse suprême (philosophia), d’une philosophie émanant du divin… Comme disait Socrate, « la philosophie est la science du beau, du vrai, du juste ». L’enseignement de l’art pourrait à son tour être un moyen de s’intéresser culturellement à la spécificité de chacune des religions. La pédagogie « de l’art » pourrait à son tour nous renvoyer à chercher sur notre transcendance, à nous questionner et nous instruire sur le spirituel, à partir des messages laissés par les œuvres et leurs créateurs.)

L’église de l’Immaculée Conception et l’AEICW ont été mis à l’honneur sur France 3 Régionale par la diffusion d’un petit reportage qui est passé dans l’édition du 8 octobre dernier, basé sur la thématique d’un invité surprise … (durée : 2 min pour 1h30 d’enregistrement !).

Vous n’avez peut-être pas pu voir ce reportage (la concurrence était rude avec à la même heure le Ministre de la Santé, Olivier Veran, qui faisait son point hebdomadaire sur la situation COVID-19 !) : c’est le moment de procéder à une séance de rattrapage !

L’Assemblée Générale Ordinaire de notre association n’a pas pu se tenir comme prévu en avril dernier en raison du confinement lié à la pandémie de COVID-19, mais a finalement pu se dérouler le 12 septembre dernier.

Ce fut l’occasion de la publication dans la presse d’un article que voici :

Cette Assemblé Générale fut l’occasion de faire une

rétrospective sur l’année 2019

(NB : Le compte-rendu de l’Assemblée Générale sera disponible pour les membres bientôt, dès son adoption par le Conseil d’Administration. Un mail sera envoyé avec un code d’accès et un lien URL.)

L’Assemblée Générale de l’AEICW s’est déroulée à la fin du 3e trimestre 2020. Une grande majorité des projets 2020 en matière d’animation et de culture a déjà été accomplie ou annulée pour cause de pandémie. Bien que le sujet était d’évoquer l’activité 2019, il était difficile de laisser sous silence l’année actuelle, tant elle fut sans précédent et inhabituelle dans le vécu de chacun d’entre nous ; et tant elle a impacté notre vie personnelle et notre activité associative.

Reprenons l’adage de l’AEICW :
Se souvenir, Vivre, Transmettre

1°) Se souvenir.

Le premier tiers de l’adage nous conduit au souvenir : celui d’un ami et membre de l’association qui nous a quitté en ce début 2020 : Jean-Marie Dewarumez, président du « Le Charme de Wimereux », et membre de l’AEICW, qui est parti trop tôt. Il avait contribué, avec toute son équipe, à la réussite de nombreuses actions réalisées en commun par nos deux associations, notamment lors des Journées du Patrimoine. Il se souciait beaucoup du patrimoine à transmettre. D’où son implication en tant qu’adjoint au maire durant plusieurs années, et son implication associative. Il sera toujours présent dans les missions respectives de nos deux associations.

Se souvenir, c’est mettre en valeur l’histoire de ce patrimoine. C’est une des missions de l’AEICW afin de sensibiliser le plus grand nombre au devenir de notre église. Cette histoire nous la proposons à travers le livre d’Arnaud Destombes sur l’église, à travers les pages de notre site internet,

lors des journées du Patrimoine ou lors de nos expositions comme celle tenue aux Salons de la Baie Saint-Jean au printemps 2019 « Wimereux et son église, toute une histoire ».

2°) Vivre

Vivre nous amène à évoquer le vécu associatif en 2019, les activités où se sont rencontrés membres et sympathisant. La « force vive » de notre association, c’est sa capacité à se tourner vers le tissu social de notre cité. C’est aussi travailler en commun avec les autres associations : l’AEICW défend le patrimoine architectural religieux de la Ville, et collabore avec les autres associations œuvrant à la mise en valeur du patrimoine architectural civil ou militaire de Wimereux comme : « le Charme de Wimereux » ou « L’Association Fort de la Crèche ». Nos associations ont aussi leur rôle à jouer dans le dialogue associatif mené avec le Grand Site des 2 Caps, pour mettre en valeur ce patrimoine régional qui s’ouvre au tourisme.

2020. Avec la pandémie mondiale, des personnes ont souffert, certaines en sont mortes, les soignants n’ont pas ménagé leurs efforts… Comme tous les secteurs de la société, la vie associative a été impactée. Des rencontres, des concerts ont été annulés, et des Assemblées Générales reportées. Et les donateurs ont été plus globalement réservés…

Mais depuis la fin du confinement, la vie sociale reprend son cours et le monde associatif retisse les liens abîmés de notre société. Tout semble vouloir revivre comme avant, même si nous devons rester vigilants face au virus et devons réinventer une nouvelle « normalité » de vie familiale, sociale, professionnelle, culturelle, cultuelle, et associative ! Nous devons poursuivre notre but afin de transmettre un patrimoine essentiel pour les générations futures.

L’église de l’Immaculée Conception est une église « en avance sur son temps ». Elle a fermé dès fin février 2019, un an avant les autres qui ont attendu mars 2020 pour fermer en raison de la crise sanitaire mondiale : la Vieille Dame de Wimereux devait quant à elle subir quelques soins. Dans les deux cas il s’agit d’une raison de santé. Pour la Vieille Dame de Wimereux, des médecins ont veillé à ses soins, tant à la Mairie qu’à l’AEICW…

En 2020, bien que fermée, l’église a su s’ouvrir au monde et rayonner grâce à la transmission par mail ou newsletter du « Chemin de la Croix », un recueil de 14 poèmes de Paul Claudel, illustré par les photos du chemin de croix de l’église, réalisé par le sculpteur Claude Gruer, sculpteur de Solesmes et maître de l’artiste wimereusienne Nicole Hémard. (Cette oeuvre avait fait l’objet d’une publication de l’artiste en 1976).

Durant le confinement, l’église a rayonné aussi par l’écho de ses cloches qui ont sonné exceptionnellement à deux reprises. Une première fois le 25 mars, (Fête de l’Annonciation), avec toutes les cloches du monde, par solidarité pour les soignants et les victimes du Covid-19. Une autre fois, le jour de Pâques à midi. Un espoir de Vie pour l’humanité. Et aussi Espoir de renaissance pour cet édifice en cours de restauration.

Pour autant l’AEICW a vécu dès le 20 juillet, avec vous, et grâce à vous un bel été culturel, riche en rencontres de qualité, dans le respect des consignes sanitaires… Mais tout cela sera détaillé lors de notre Assemblée Générale 2021 qui, nous l’espérons, pourra se tenir, comme à l’accoutumé, vers la fin du 1er trimestre.

2019. Les activités de l’an dernier illustrent pleinement la « vie » autour de l’église de Wimereux.

Le 24 février 2019, s’est tenu le 1er loto quine au profit de la restauration. Cet événement, orchestré par notre Vice-Présidente, Huguette Delanoy, a été un franc succès. Pas uniquement sur le plan financier, mais aussi sur le plan humain. La salle était pleine, avec des personnes de tous horizons, rassemblées dans une ambiance conviviale, comme lors d’une kermesse. Deux maires de Wimereux s’y sont retrouvés : Jacques Bresson et Francis Ruelle. De nombreux commerçants de Wimereux ont donné des lots. De nombreux bénévoles se sont mobilisés pour le bon déroulement de l’après-midi et les rangements après. Cette réussite nous a permis de récidiver en début 2020, avec le même succès.

Le 30 mars 2019 s’est tenue la 1ère Assemblée Générale « en période de restauration ». La presse, à cette occasion, s’est fait l’écho de notre action, de manière élogieuse. Dans la Semaine dans le Boulonnais du 3 avril 2019 avec un titre : « Le sauvetage de l’église de Wimereux en bonne voie ! ».

Et dans l’édition locale de la Voix du Nord du 15 avril 2019 avec le titre suivant : « Derrière les travaux de l’église de Wimereux se cache l’AEICW, une association d’une efficacité redoutable ».

Enfin, l’’AEICW est citée en référence dans un article du 9 mai 2019 de l’édition régionale de la Voix du Nord, « Patrimoine, avec quels sous rénover votre église » évoquant le débat autour des dons astronomiques pour restaurer Notre-Dame de Paris incendiée, qui aura permis de rappeler que le patrimoine religieux local, aussi, aurait bien besoin d’argent. Ces qualificatifs élogieux, nous les devons à chacun d’entre vous !

Du 26 avril au 8 mai 2019, l’exposition « Wimereux et son Eglise, toute une histoire » organisée dans les Salons de la Baie Saint-Jean, a été l’occasion de revenir sur l’histoire de la paroisse à travers la construction de l’église, les oeuvres qu’elle renferme et la biographie des artistes qui les ont créées. Certains ont même regretté la clôture trop rapide de cet événement qui a pourtant duré 12 jours. Cette exposition a été enrichie par deux conférences : « L’art sacré après-guerre » par Michel Debuyser, qui a rendu hommage à Nicole Hémard et « La Vierge Nautonière » par Isabelle Clauzel.

La musique a été à l’honneur en 2019 avec en mai un magnifique concert réunissant l’orchestre Opal Sinfonietta et la violoniste Natacha Triadou pour le 3e concerto de violon et le Requiem de Mozart. Ce sont succédés ensuite l’ensemble de Jazz Amarg Expression, en juin, les Gregorian Voices le 3 juillet, l’ensemble de jazz Jérôme Lelard Trio, le 26 et le groupe Odessa, musique à texte, le 3 septembre. Le 30 juillet nous avons eu la chance de proposer un concert de clavecin, le « Voyage au bout de ma chambre », par Michèle Dévérité, qui venait de mettre à l’honneur sur France Musique et par l’enregistrement d’un disque d’un musicien français du XVIIIe siècle, Jean-Baptiste Forqueray, dont une descendante aujourd’hui, est membre de l’AEICW.

Les rencontres estivales du lundi nous ont permis de rester dans le thème du voyage pour embarquer dans des pays lointains avec Jacqueline Solvet et sa présentation de Pierre Loti, ou avec Arnaud Destombes et sa machine à remonter le temps dans le Wimereux de la Belle Époque. Nous avons vogué avec « La Nef », pilotée par l’historien érudit et regretté Michel Cabal, au travers de l’univers de cette association faite d’artistes tournant autour de l’Abbaye de Wisques, dont le Père Delpierre, Henry Lhotellier, Félix del Marle, … et ceci dans le plus parfait prolongement de la conférence sur l’Art Sacré de Michel Debuyser donnée en mai. (M. Cabal est malheureusement décédé trois semaines après sa conférence, avant d’achever l’ouvrage qu’il pensait publier sur le thème même de sa conférence). Notre voyage a finalement fait une halte en France avec la vie de Jean de la Fontaine, si bien racontée par Marie-André Petit.

Enfin le patrimoine a été fêté en musique, lors des Journée Européennes du Patrimoine 2019. L’AEICW y a présenté une exposition sur les « heurs et malheurs » de l’église de Wimereux, ses beautés et ses dégradations, sa restauration en cours. Plusieurs concerts avec l’Harmonie Municipale, le pianiste Didier Hennuyer, le violoncelliste Jehan Saison, la chorale Chanter Happy, et notre ami pianiste et organiste Arnaud Destombes ont enrichi ces Journées qui se sont déroulées dans la salle Berlioz de l’école de musique de Wimereux.

Pour ces animations 2019, merci aux nombreux bénévoles pour leur participation active ! Notamment lors du marché de Noël, avec la fabrication d’objets et gourmandises offerts pour notre stand les 21 et 22 décembre. Ils ont grandement contribué au succès de cette action. Ceci nous conforte à reprogrammer notre présence au marché de Noël 2020 si les conditions sanitaires le permettent. Et ceci confirme encore que le devenir de cet édifice tient une place importante dans le cœur d’un grand nombre, tant pour sa dimension spirituelle ou culturelle que patrimoniale.

La Collecte. Grâce à cet élan de générosité et à l’investissement financier de la Ville, la restauration de l’église, commencée en février 2019, peut continuer. Fin décembre 2019 nous étions à plus de 305 000 € de dons collectés depuis la création de l’association en 2013.

Le chantier de restauration. La 1e phase est terminée. Nous verserons 90 000 € à réception des travaux. L’édifice reste interdit au public pour toute la durée des travaux, peut-être encore deux ans. L’église redeviendra alors un centre d’intérêt important pour la vie cultuelle et culturelle, dans notre ville balnéaire et touristique, avec des retombées diverses ou chacun aura beaucoup à y gagner. Durant sa fermeture, elle reste virtuellement présente sur divers sites internet qui en vante les atouts (dont le nôtre !). Elle sera donc amenée dès sa réouverture, à accueillir de nombreux visiteurs. Parmi ces sites : Open Churches, ou le site Belles Églises de France.

(Cliquer sur l’image pour accéder à la visite virtuelle)

Nous souhaitons que notre association continue avec la même énergie à défendre la protection de cet édifice cher à nos coeurs que nous soyons pratiquants ou non, chrétiens ou non. Elle réunit en son sein et lors de ses manifestations des personnes d’horizons divers attachées à des souvenirs personnels ou familiaux, à des faits historiques ayant marqué la vie de la commune, à des commémorations, à des événements culturels ou spirituels…

Nous voulons continuer à travailler en étroite collaboration avec la Mairie (propriétaire du bâtiment), et avec l’Équipe d’Animation Pastorale (affectataire du lieu en l’absence de curé) sous le regard bienveillant de son prêtre modérateur, le Père Hugue Derycke, que ce soit pour nos animations culturelles ou le suivi du chantier.

Le rôle des membres. Septembre, c’est le mois de la rentrée. Comme lors de chaque rentrée, pour le bon fonctionnement de l’association et pour qu’elle soit toujours plus forte, nous avons fait le point sur le nombre d’adhérents (184 en 2019). Nous observons à ce jour, pour 2020, une baisse de leur nombre, malgré l’arrivée de quelques nouveaux. Mais l’année n’est pas terminée et nous pouvons espérer un sursaut car nous savons que la préoccupation des Français, dans le contexte de crise sanitaire mondiale, s’est focalisée ailleurs.

L’union dans une association permet d’atteindre collectivement des buts inatteignables individuellement. Elle permet la mutualisation des compétences, des connaissances et des forces de négociation favorisant la mise en place de partenariats et rencontres enrichissantes pour tous. Pour informer de l’évolution des travaux et de nos animations culturelles et festives, des Newsletters sont envoyées plusieurs fois par an, contribuant à créer un lien associatif. Vous pouvez les partager sans modération…

3°) Transmettre

Notre mission, transmettre le patrimoine aux générations futures, nécessite de le préserver, de le restaurer. Grâce à nos membres et donateurs, le chantier de restauration a démarré en février 2019, avec sa 1e phase qui concernait les couvertures hautes (couvertures de la nef et des deux chapelles latérales). Plusieurs corps de métier sont intervenus : couvreurs, charpentiers et tailleurs de pierre (pour la maçonnerie sous charpente). Aujourd’hui cette 1e étape est achevée. Elle a été menée par la Mairie de Wimereux, Maître d’ouvrage (MOA), sous l’impulsion du précédent maire, Monsieur Francis Ruelle. Celui-ci, présent lors de l’AG, a été remercié vivement pour son action dans la restauration : un petite maquette de l’église réalisée en impression 3D en fibre « bois » (réplique au 1/5e de la maquette 3D translucide de la vitrine de notre association) lui a été offerte en témoignage de notre remerciement.

La 1ère phase s’est achevée récemment malgré la pandémie qui en a freiné le déroulement des travaux.

Le Maire récemment élu, Jean-Luc Dubaële, comme il nous l’a confirmé en prenant la parole lors de cette AG, travaille avec son équipe dans la continuité, à l’organisation des phases restantes, avec un appel d’offre en préparation (couvertures basses, celles des bas-côtés et de la sacristie, murs hauts, ceux du parvis et du clocher et murs bas, c’est-à-dire les murs d’enceinte, sans oublier la restauration des vitraux…).

Symboliquement, pour l’en remercier, un porte-clé en impression 3D (représentant la façade de l’église) lui a été offerte afin d’y accrocher les clés qu’il utilisera pour la réouverture des portes de l’église à l’issue des travaux de restauration (d’ici deux ou trois ans ?).

Ces futurs travaux ont nécessité de procéder dès maintenant à la protection de l’orgue, Monument Historique, grâce à la mise en place la semaine dernière d’un coffrage en bois, ventilé…

Quand la restauration extérieure sera achevée, la restauration intérieure pourra commencer, tout aussi coûteuse et nécessaire. Elle a besoin d’être, dès à présent, préparée et réfléchie. Elle nécessitera un co-financement qui fera intervenir, en plus de la Mairie, de nouveaux interlocuteurs, dont l’affectataire de l’édifice. Pour mener à bien cette mission, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.

L’AEICW a donc encore du pain sur la planche ! Nous poursuivons notre recherche de financements, sous forme de dons ou de mécénat, et par une programmation culturelle qui permet de collecter des fonds.

La force d’une association se mesure au nombre de ses membres. Merci de continuer à nous soutenir ! Mille fois merci pour tout !!!

ANNULATION SUR DECISION PREFECTORALE

En raison de l’arrêté préfectoral du 15 septembre 2020, nous sommes malheureusement contraints d’annuler la TOTALITE de la riche programmation que nous avions prévue de vous offrir pour les JOURNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE au Christ Ressuscité les 18, 19 et 20 septembe 2020

Il s’agit d’une annulation par décision préfectorale du 15 septembre 2020 en raison de la recrudescence de la circulation du virus dans le département (en zone rouge) et particulièrement sur le Boulonnais.

Cette programmation avait demandé de nombreuses heures, certes passionnantes, de préparation ainsi que l’implication de nombreux bénévoles et de quelques artisans locaux (et artistes !) dont le savoir-faire traditionnel aurait été mis à l’honneur.

Cependant nous devons nous rendre à l’évidence, cette décision d’annulation par le préfet est une sage décision motivée par la volonté d’endiguer l’intensification de circulation du virus de la COVID-19 sur notre agglomération, afin d’éviter la réapparition d’un second pic épidémique aussi intense que le précédent.

Mais tous nos projets restent prêts et peuvent ressortir des cartons dès que possible…

Tous les acteurs de cette fabuleuse aventure des JEP 2020 du Christ Ressusicité ne baissent pas les bras devant le virus. Ils ne s’avouent pas vaincus par un ennemi microscopique ! Ils se tiennent prêts à reprogrammer ce projet et vous faire partager leur passion sur le thème de la transmission du savoir et du savoir-faire autour du patrimoine matériel et immatériel de l’église, dès que le climat pandémique sera plus serein.

Nous vous remercions de votre compréhension et nous vous donnons rendez-vous dans un avenir proche.

Les membres du bureau, ceux du Conseil d’Administration, et le Président, tiennent à remercier chaleureusement tous les acteurs de cet ambitieux projet pour leur entier dévouement, leur bénévolat, et leur grande disponibilité dans la préparation et la logistique de celui-ci afin le mener à terme.

(Cliquer sur la première page du communiqué préfectoral ci-dessus pour obtenir le document pdf dans sa totalité)

Voici comment nous vous proposions de décliner les Journées du Patrimoine à Wimereux :

Venez seulen famille, ou avec des amis, (en gros, venez comme vous êtes 😉), apprendre, et vous divertir, dans une ambiance de cours de récréation,

le samedi 19 et le dimanche 20 septembre : 

à l’occasion des

JOURNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE 2020

THÈME :
PATRIMOINE & ÉDUCATION :
APPRENDRE POUR LA VIE !

L’association des Amis de l’église de Wimereux vous propose, par le biais d’une exposition et d’activités diverses, une interprétation de ce thème au travers du prisme du patrimoine (matériel et immatériel) engendré et véhiculé au travers des siècles par l’Eglise (locale et universelle). Laissez vous entrainer par la découverte d’une exposition originale, ludique et éducative, pleine de surprises. L’église (locale) et de l’Eglise (universelle) sont toutes deux sont vecteurs d’éducation, par la transmission du savoir qu’elles ont étendu au sein de la cité et au-delà, et des savoir-faire qu’elles ont engendrés et entretenus du Moyen-Age jusqu’à nos jours.

(En préambule au JEP, le 18 septembre, Nathalie Rocher, conteuse, vous narrera la vie fabuleuse de Jeanne d’Arc, patrimoine immatériel de la nation, que tous les écoliers ont étudiée tant elle incarne une figure héroïque…pour en savoir plus : cliquer ICI)

PROGRAMME DES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE PAR L’AEICW

de 10h à 18h : 9 rue du Château à Wimereux (église du Christ Ressuscité) :

(Entrée libre)

PRESENTATION GLOBALE :

les 19 et 20 septembre 2020 : durant ces 2 jours :
de 10h à 18h
EXPO :
histoire des églises de Wimereux, les clercs de l’Eglise et la science
VISITE de l’église de l’Immaculée Conception (en lunettes 3D)
ATELIERS : Calligraphie, Taille de Pierre, Travail des vitraux, Ciergerie, Art Campanaire
JEUX : jeux en bois, JO wimereusiens, Quizz en famille sur l’expo, Colles en latins, concours d’écriture cursive, concours de dessins au tableau noir  …
à 15h et à 17h15
CONFERENCES ou CONCERT : Sujet des conf : Création des univesités par les moines du Moyen-Age, Feuilletons les photos du Grand Livre de l’Immaculée Conception, Histoire et Anatomie des orgues. Concert du dimanche 17h15 donné par la chorale Chanter Happy
à 16h30
LECTURE PUBLIQUE : Les fables d’Esope, telles qu’enseignées au Moyen-Age par les moines

HORAIRES DÉTAILLÉS :

(version disponible en pdf : n’hésitez pas à l’imprimer et à la diffuser autour de vous, pour cela cliquer ici)

de 10h à 18h (samedi et dimanche) : Expo, Visite 3D, Ateliers, Jeux, et :
SAMEDI 19 Septembre :
15 h : Conférence : « Feuillons les pages du Grand Livre de l’Immaculée Conception », par Arnaud Destombes
16h30 : Lecture publique : « Les Fables d’Esope », par Marie-André Petit (début)
17h15 : Conférence : « La création des universités par les moines au Moyen-Age », par le Père Hugues Derycke
DIMANCHE 20 Septembre :
15h : Conférence : « Histoire et Anatomie des orgues », par Franck Weens
16h30 : Lecture publique : « Les Fables d’Esope », par Marie-André Petit (suite)
17h15 : Concert : par les chanteurs du groupe « Chanter Happy »

Entrée Libre

DESCRIPTIF

BUT :
Se reconnecter aux CONNAISSANCES, aux TRADITIONS locales, et aux SAVOIR-FAIRE, qui définissaient jadis notre LIEU DE VIE.
Et ce faisant, RÉINVENTER ce que signifie l’ÉDUCATION pour le XXIe siècle

« Venez apprendre sur le patrimoine à notre porte »

Explications : ce voyage ludique et éducatif autour du patrimoine se construit par la succession :

  • d’une exposition temporaire sur l’église de l’Immaculée Conception : son Histoire, les artistes et leurs oeuvres d’art, le constat initial des dégradations, les travaux de restauration en cours. Ce sera l’occasion de parler de l’Ouvroir (tenues par les soeurs de l’Immaculée Conception), édifié au chevet de l’église ausitôt après sa construction. Son but : l’éduction des jeunes filles…
  • d’une expérience de visite viturelle en lunettes 3D de l’église de l’IC
  • d’ateliers pratiques  : de tailleur de pierre (Soc. Chevalier-Nord, label « Entreprise du Patrimoine Vivant », et Damien Gozé), de calligraphie (Richard Roullier), de ciergerie (Ciergerie Leroy de Boulogne label « Entreprise du Patrimoine Vivant »), de fabrique de vitraux (Dylan Duchaud), et de fondeur de cloche et horlogerie monumentale (Bernard Paschal, artisan campanaire, à Wimereux)
  • de jeux de cours d’école, de kermesse, en bois (et pourquoi pas une épreuve de « jeux olympiques internationaux de Wimereux, » ouverts à tous les jeunes de tous pays, voire même du pays des elfes… 😉)
  • des concours d’écriture à la plume en cursive, de quizz de mots latins, ou encore quizz en famille sur l’exposition … Atelier tableau noir et craie : concours d’écriture et de dessin à la craie
  • de lecture publique des fables d’Esopes (si chères à La Fontaine, et qui étaient enseignées dans leur traduction latine à tous les élèves des écoles des moines du Moyen-Age, afin d’enseigner l’éthique et la morale) (par Marie-Andrée Petit)
  • de conférences :
    • Quelques pages du livre d’histoire de l’église de Wimereux (par Arnaud Destombes)
    • La création au Moyen-Âge des universités par les moines (par le Père Hugues Derycke)
    • Histoire et anatomie des orgues (par Franck Weens)
  • de concert : avec la chorale Chanter Happy
  • de panneaux sur les clercs de l’église érudits en sciences de la vie : les plantes (leurs vertues, leurs symboliques), les étoiles, la zoologie, l’archéologie, etc… (avec un poster sur la vie d’Hildegard von Binden, du Père Bouly, du Père Teilhard de Chardin). A ce propos, savons nous encore lire et écouter la nature autour de nous, pour mieux nous repérer, nous orienter ? Pour mettre en pratique cette réflexion, ce serait l’occasion d’effectuer un test de survie en milieu sauvage (avec l’aide des scouts) ?

Voila, d’une manière agréable et ludique, comment bien occuper un week-end pour éveiller la curiosité de tous, petits et grands.

Voir la publication sur OpenAgenda par le Ministère de la Culture pour les JEP 2020 :

L’église du Christ Ressuscité

Pour les Journées Européennes du Patrimoine les 19 et 20 septembre 2020, à Wimereux, la petite église du Christ-Ressuscité (née en 1974) dans le quartier du Baston, ouvre exceptionnellement grand ses portes pour présenter au public le Patrimoine de sa grande soeur, l’église de l’Immaculée Conception (née en 1866), fermée actuellement au public en raison des travaux de restauration qui s’y déroulent.

Attardons nous un peu sur l’église du Christ-Ressuscité : de style inspiré du mouvement Bauhaus, quasiment monolithique en parallélépipède rectangle, elle est faite de panneaux de béton dans lesquels sont incrustés des claustra colorés qui laissent rentrer la lumière du soleil ; sa magnifique verrière abstraite (de François Chapuis) provient du couvent des Soeurs de Sainte Agnès d’Arras, et son « clocher », qui a la particularité d’être à l’écart de l’église, est construit sur un blockhaus de la seconde Guerre mondial ; il précède une immense croix de bois brut qui se dresse vers le ciel depuis le sommet de ce dernier. A l’intérieur de l’église, on découvre plusieurs oeuvres de Nicole Hémard

Bien entendu, cet événemet se déroulera dans le plus grand respect des normes sanitaires du moment dans le cadre de la pandémie de COVID-19.

—oo0oo—

PATRIMOINE et EDUCATION : l’un influe sur l’autre

Quelle fut la réflexion qui a structuré notre vision des JEP 2020 localement, à partir de la thématique proposée par le Conseil de l’Europe : « Patrimoine et Education : Apprendre pour la Vie ! » ?

En préalable il y a le document de Présentation du thème des Journées du Patrimoine 2020 réalisée par le Conseil de l’Europe (cliquer ici) :

De là découle notre réflexion inspirée par ce thème (Cliquer sur les têtes de chapitre pour lire leurs contenus) :


- A - L’église de l’Immaculée Conception est un patrimoine local à protéger, car il a plusieurs messages à transmettre.

– A – L’église de l’Immaculée Conception est un patrimoine local à protéger, car il a plusieurs messages à transmettre. C’est un patrimoine matériel, et aussi immatériel. C’est un patrimoine naturel, fait de bois, de minéraux, de pigments, d’odeurs (p ex : de plantes (encens)). De « local » il est récemment entré dans le patrimoine numérique pour devenir un patrimoine qui s’adresse au monde entier..

→  Visite virtuelle de l’église. Expérience de visite en lunettes 3D

Ce patrimoine est riche de messages à transmettre. Messages qui font éducation.

Messages spirituels certes (nous n’en parlerons pas car tel n’est pas notre rôle),

mais aussi message d’Histoire de France ou d’Europe, ou d’histoires personnelles ou familiales,

→ Présentation du Livre d’Histoire de l’église de Wimereux, conférence, par Arnaud Destombes

→ les témoignages photographiques de vie autour de l’église : communions, mariages …

→ présence de l’Eglise dans les moments heureux et douloureux qui ont fait l’histoire de l’Europe (Notre-Dame de Paris)

messages artistiques avec l’émergence et la propagation de certains mouvements d’art sacré,

→ présentation de documents sur les oeuvres d’art et les artistes de l’église de Wimereux

messages communautaires, citoyens et sociaux qui font liens, ou qui participent de certaines traditions locales,

→ les rites : les grandes étapes de la vie, religieuses ou civiles (voire scolaires)

→ documents sur les processions et traditions locales (ex : fête-Dieu, les pèlerinages à ND de Boulogne (en passant par Wimereux), les congrès eucharistiques, les femmes de marins (en costume traditionnel) devant la statue de Saint-Joseph à l’église de Wimille …

→ les kermesses paroissiales à Wimereux du temps du Père Delpierre (panneau de partages de souvenirs photographiques et anecdotes à collecter en amont)

→ « jeux olympiques « internationaux » wimereusiens » en reprenant les jeux des kermesses de la paroisse de Wx, avec les jeunes (de Wimereux et d’ailleurs)

et aussi messages de savoir-faire architecturaux, messages d’artisans en techniques traditionnelles du bâtiment.

→ un savoir-faire du passé à préserver pour un mieux vivre demain : ateliers de tailleurs de pierres (participation de la société Chevalier-Nord), de Maître verrier (participation de Dylan Duchaud), panneau de démonstration du travail des maçons et charpentier sur le chantier de l’église de Wimereux.

→ Géologie locale à partir des matériaux ayant permis la construction de l’église de Wimereux : pierres de Baincthun, pierre de Marquise

→ documents montrant, en parallèle les techniques de construction plus modernes de l’église du Christ Ressuscité de Wimereux (des années 1970) qui accueille les JEP pour l’AEICW durant la fermeture de l’IC pour travaux de restauration.

ou enfin messages de savoir-faire artisanaux :

→ atelier de fabrication des cierges d’église : à l’origine : les bougies étaient faites en cire (avec participation de la Ciergerie Leroy de Boulogne)

→ panneau sur la fabrication du vin, du pain (les 2 espèces de l’eucharistie) (fabrications par les religieuses, moines)

L’église de l’Immaculée Conception de Wimereux est un des éléments du Patrimoine Européen qui doit laisser une trace qui illustre tout le potentiel que recèle le Patrimoine en tant qu’outil d’apprentissage et source d’inspiration pour l’avenir.

- B - Plus largement, quel est le rôle de l’Église dans la transmission du savoir, donc dans l’éducation

B – Plus largement, quel est le rôle de l’Église dans la transmission du savoir, donc dans l’éducation, sur le plan historique, avec notamment le rôle des monastères depuis le Moyen Age dans l’enseignement, et aussi la place des jésuites, les missionnaires, dans la transmission du savoir, la rédaction des premiers livres, avec l’usage du latin pour transmettre ce savoir ?

Ressource précieuse pour l’éducation, le patrimoine éducatif est aussi une porte vers le patrimoine commun de l’Europe et un héritage qui s’offre à nous aujourd’hui. A l’instar du latin – outil essentiel au Moyen-Age pour tous les érudits qui vivaient en Europe, et, aujourd’hui, langue de la botanique, de la science et de la technologie -, il existe de nombreux autres liens éducatifs que nous continuons de partager, de part et d’autre de nos frontières européennes.

→ importance du monachisme dans la formation de l’Europe et dans l’apprentissage et les transmissions des connaissances, notamment avec la création des écoles et des universités (exposé du père Hugue Derycke)

→ jeux sur les mots latins : quiz : un mot en latin : rechercher sa signification

→ le latin et les noms des ustensiles liturgiques (poster par Arnaud)

→ le latin dans notre vie quotidienne : photos d’étales de poissonneries avec les étiquettes des noms en latin des poissons, afin de permettre une désignation uniformisée selon les régions

→ le latin dans les sciences

→ Atelier de calligraphie/enluminure, comme les moines copistes du Moyen-Age (avec la participation de Richard Roullier) – Concours d’écriture en cursive avec plume Sergent Major fabriquée chez Conté à Boulogne s/m

→ les fables d’Esope : transmises très tôt par les moines, elles transmettaient (dans leur traduction latine) à leurs élèves un enseignement de l’éthique et de la morale : lecture publique (par Marie-Andrée Petit)

Au Moyen Âge, les églises furent le lieu privilégié d’enseignement et de transmission de la musique, d’abord de manière orale, puis codifiées sur le papier, et aussi lieu de maturation de cette musique. Un instrument y tient une place particulier, l’orgue, pourtant par essence issu d’un monde opposé à la chrétienté, puisque utilisé dans les jeux du cirques chez les romains.

→ exposé sur l’histoire de l’orgue, la facture d’orgue, description de l’orgue de Wimereux (Franck Weens)

→ place à la musique et au chant, patrimoine immatériel : Concert de la chorale Chanter Happy

→ la musique des cloches : l’art campanaire. Par les cloches, des messages sont envoyés à la société civile et religieuse, pour annoncer les heures, les alertes, les grands événements qui marquent la vie d’une cité. (Atelier art campanaire et horlogerie monumentale, par Bernard Paschal)

La construction des églises et cathédrales a eu son importance avec naissance des corps de métiers du bâtiment : couvreurs, charpentiers, maçons…, et maîtres vitraillistes, et donc de nombreuses techniques acquises à transmettre…, à enseigner.

→ un savoir-faire du passé à préserver pour un mieux vivre demain : intervention de tailleurs de pierres, charpentiers, couvreur selon les méthodes traditionnelles, exemples de réalisations, démonstration de taille de pierre, présentation des différentes étapes de la taille. Travail des vitraux par un Maître verrier (cf description des ateliers prévus ci-dessus)

Les églises étaient, au Moyen-Age, riches en peintures, bas ou hauts-reliefs : elles étaient un livre d’enseignement, comme un recueil de bandes dessinées éducatives pour le peuple illettré. Les églises furent donc un lieu préférentiel d’émergence, et de transmission de l’art : peintures, sculpture, musique. Certaines cathédrales ont ainsi défini leur propre style… Certains artistes ont transmis leur savoir à d’autres générations : là aussi, il y eu, il y a encore, enseignement.

→ présentation de l’œuvre de Claude Gruer et de son élève Nicole Hémard

- C - Quel est l’implication historique de la Paroisse dans l’enseignement et le vécu local ?

– C – Quel est l’implication historique de la Paroisse dans l’enseignement et le vécu local ?

→ poster rappelant l’historique de l’ouvroir fondé par le créateur de l’église de Wimereux, derrière celle-ci, tenu par les religieuses de l’Immaculée Conception (puis repris comme école, puis école de musique …)

→ intervention des élèves des écoles ? Des anciens élèves, partages de souvenirs (photos)

→ s’il fait beau : autour de l’église du Christ Ressuscité : jeux de récréations d’antan (marelle, saut à la corde, jeu de balle, 1 2 3 soleil, …) + jeux en bois de nos campagnes et passe-temps d’autrefois : cerceau, bilboquet, corde à sauter, toupie, diabolo, billes, osselets, pétanque, quilles, marelles(6°) (90°)

→ Atelier tableau noir et craie : concours d’écriture et de dessin à la craie ?  La construction de l’église de Wimereux s’est faite avec des matériaux issus du bassin géologique local, et aussi avec des techniques de menuiserie locales :

→ Panneau descriptif géologique des pierres utilisées  : pierres de Baincthun, pierre de Marquise,

→ Panneau descriptif des plafond en lambris en « ogive de bateau renversée » selon les techniques de menuiserie de marine

L’éducation, transmise au début par les moines du Moyen-Age, a évolué au fil des siècles, a permis à nombre de nos ancêtres d’acquérir des savoir, des savoirs faire, qui sont en adéquation avec les besoins locaux, que ce soit les métiers de la terre (agriculture), que les métiers de la mer (navigation marine, commerce maritime, pêche, menuiserie de marine) avec la constructions de tout un microcosme social, pêcheurs, armateurs, etc. où la pratique de la religion était fort ancrée, aussi bien dans la vie familiale que professionnelle

→ documents sur la biographie succincte du Père Delpierre, ses origines de famille d’armateur

→ l’importance du poisson dans le boulonnais, la symbolique du Poisson : l’iconographie (vitraux) de Saint-Pierre dans la région, la symbolique du poisson pour la chrétienté (ichtus)

- D- Des savoirs acquis à ne pas perdre !

– D- Des savoirs acquis à ne pas perdre !

L’enseignement est aussi une transmission intergénérationnelle, écrite ou orale, parfois au travers de tradition.

→ recueil des souvenir d’école des personnes âgées, des EHPAD ? (photos d’antan, ou interview ?) Par des collégiens, des lycéens, des ados ?

Certains savoirs anciens se perdent, tandis que l’émergence de certaines nouvelles technologies (numériques par exemple) nous poussent à oublier ces acquis ancestraux… Par exemple, la plupart des gens savaient autrefois déchiffrer le ciel nocturne (très utile pour le marin et le voyageur, mais maintenant c’est Google Map qui prend le relai!) et nos ancêtres avaient une connaissance élémentaires des plantes sauvages (pour leur usage comestible ou thérapeutique). On notera que l’église a longtemps su garder et transmettre ces connaissances en sciences de la nature : nombre de clercs de l’église étaient curieux et érudits en matière d’astronomie, de botanique, de zoologie, d’archéologie.

→ poster sur les clercs érudits de science, notamment dans la région (présentation de l’abbé Bouly, de Teilhard de Chardin)

→ la symbolique des plantes en art religieux : exemple des motifs à fleurs de lys, ou millepertuis utilisés dans la peinture des lambris des chapelles de l’église de l’IC de Wx(bouquet de ces fleurs)

→ savons-nous encore lire et écouter la nature, pour mieux nous repérer, nous orienter ? Test de survie en milieu sauvage

→ atelier d’observation des étoiles ?

CONCLUSION

CONCLUSION

Nos ancêtres bâtissaient et meublaient leur maison, cultivaient leur nourriture, réparaient leurs vêtements, leurs chaussures, leurs toits de chaume et leurs portes métalliques, fabriquaient leurs bijoux, faisaient le récit de leur propres histoires et instruisaient leurs enfants. Ce que l’on apprenait, enfant, dépendait de son lieu de vie, de son statut social, des ressources locales et de la situation géographique, et, souvent, des connaissances dont on avait besoin pour survivre.

Aujourd’hui, l’apprentissage est plus uniforme, il s’est standardisé. Les mêmes manuels scolaires sont utilisés dans toutes les écoles et, pour la plupart d’entre nous : les spécificités géographiques, matérielles et climatiques locales ne sont pas pertinentes pour ce que nous apprenons. Il en résulte une déconnexion entre l’éducation et nos lieux de vie, la nature et la géographie environnantes et les problèmes locaux qui appellent des solutions locales.

A une époque où les modifications de notre environnement sont une préoccupation majeure, nous pouvons exploiter l’héritage que nous ont légué nos ancêtres, en l’adaptant à nos besoins actuels. Car le patrimoine n’est pas réservé à certains jours de l’année. Il a le potentiel d’offrir des solutions créatives et peut nous aider à voir notre passé comme un vecteur d’idées nouvelles pour construire un autre demain.

ANNULATION SUR DECISION PREFECTORALE

En raison de l’arrêté préfectoral du 15 septembre 2020, nous sommes malheureusement contraints d’annuler le spectacle prévu ce vendredi 18 septembre intitulé « La fabuleuse histoire de Jeanne d’Arc » : un récit écrit d’après les notes de son procès, par la conteuse Nathalie Rocher, suivi d’un débat…

Vendredi 18 septembre à 20h, église du Christ Ressuscité, rue du Château à Wimereux.

Initialement programmé au 22 mai, ce récit raconté avait déjà été annulé en raison du confinement lié à la pandémie COVID. Nathalie Rocher avait aimablement accepté de reprogrammer son spectacle conté à la veille du week-end des Journées Européennes du Patrimoine

Malheureusement cette seconde programmation est annulée par décision préfectorale du 15 septembre 2020 en raison de la recrudescence de la circulation du virus dans le département (en zone rouge) et particulièrement sur le Boulonnais.

(Cliquer sur la première page du communiqué préfectoral ci-dessus pour obtenir le document pdf dans sa totalité)

Pour le remboursement de la billetterie :

  • les personnes qui ont acheté en espèce leur billet au magasin  » Sous le sable il y a … » : elles seront rembourées contre remise de leur billet en nous contactant sur notre adresse mail : contact@sauvonleglisedewimereux.fr
  • pour les personnes ayant payé en chèque : leur chèque ne sera tout simplement pas encaissé.
  • pour les personnes qui ont acheté leur billet en ligne, elles seront contactées sur l’adresse mail transmise lors de la réservation, afin leur envoyer les modalités de remboursement.

Chers amis de l’église, 

Avec ses trois premiers trimestres actuellement quasiment écoulés, l’année 2020 se dessine dans nos mémoires et dans nos futures livres d’histoire comme jamais nous n’aurions imaginé, avec la pandémie qui s’est brusquement abattue sur le monde ! Des personnes ont souffert, certaines en sont mortes, les soignants n’ont pas ménagé leurs efforts…

Comme tous les secteurs de la société, la vie associative a été impactée. Des concerts ont été annulés, des Assemblées Générales reportées, et les donateurs ont été plus globalement réservés … Mais après le confinement, la vie sociale essaie de reprendre son cours, différement… Pour cela, nous avons besoin de vous !

Maintenant en France, de nombreuses activités sociales reprennent après le repos estival.

Tout semble vouloir revivre comme avant. Malgré ce semblant de normalisation, sachons rester vigilants face au virus !

Pour autant l’AEICW a vécu dès le 20 juillet, avec vous, et grâce à vous, un bel été culturel, riche en rencontres, tout en respectant les consignes sanitaires en vigueur, comme en témoignait la précédente Newsletter.

L’AEICW est heureuse aujourd’hui de vous confirmer l’achèvement de la première phase des travaux de restauration sur l’église : celle concernant les couvertures hautes (couvertures de la nef et des deux chapelles latérales). Nous aurons l’occasion de revenir ultérieurement sur les détails de cette magnifique première partie de restauration. Celle-ci a fait intervenir plusieurs corps de métier : les couvreurs, les charpentiers, et les tailleurs de pierre (pour la maçonnerie sous charpente). La Mairie de Wimereux, avec son maire récemment élu, Jean-Luc Dubaële, travaille actuellement à l’organisation des phases restantes (les couvertures basses, celles des bas-côté et de la sacristie, les murs hauts, ceux du parvis et du clocher, et les murs bas, c’est-à-dire les murs d’enceinte, sans oublier la restauration des vitraux…). Ces futurs travaux ont nécessité de procéder dès maintenant à la protection de l’orgue, Monument Historique, grâce à la mise en place la semaine dernière d’un coffrage en bois, ventilé…

L’AEICW a donc encore du pain sur la planche ! Avec la fin l’été, et une programmation estivale culturelle riche, elle ne doit pas baisser les bras. C’est pour ça que nous poursuivons de front d’une part la recherche de financements pour ces travaux à venir, grâce aux dons de généreux donateurs notamment, et d’autre part la programmation culturelle pour faire rayonner l’objet de notre mission.

Aussi, nous aurons l’occasion de nous rencontrer dans quelques jours lors de différents événements :

  • l’Assemblée Générale du 12 septembre à 14h à l’église du Christ Ressuscité, (prévue initialement en avril dernier). Si hélas, vous ne pouvez y participer, pourriez-vous penser à envoyer votre pouvoir… Merci !
  • un spectacle : la Vie fabuleuse de Jeanne d’Arc, sous la forme d’un récit conté, le 18 septembre à 20h au même lieu,
  • les Journées Européennes du Patrimoine les 19 et 20 septembre prochain (toujours au même lieu) qui offre cette année un programme particulièrement riche et à relayer sans modération, Merci !
  • les 10 et 11 octobre : nous célébrerons les 300 ans de la composition d’une oeuvre de JS Bach : les sonates et partitas pour violon seul, avec le violoniste (1er violon) de Garde Républicaine, Guillaume Barli, sous la forme d’un double concert … (1ère partie le samedi 10 octobre à 20h30, et la 2e partie le dimanche 11 octobre à 15h)

Pour la réussite des JEP, nous aurions besoin d’un grand renfort de bénévoles, alors, si vous avez une heure ou deux à consacrer à l’association, n’hésitez pas à vous inscrire en cliquant sur : https://framadate.org/E6FsetScm8z4dExt ou en recopiant ce lien dans votre navigateur. Merci ! (Nous organiserons une petite réunion de préparation de ces Journées à l’issue de notre AG du 12 septembre).

A propos des cotisations : si vous n’ayez pas versé votre cotisation cette année, pourriez-vous la verser avant cette date pour en faciliter l’organisation… La force d’une association se mesure au nombre de ses membres. Merci de continuer à nous soutenir !

Quatre fois merci !!!