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Bassine baptismale et fonds baptisaux en cuivre

Bassine baptismale en cuivre

Marmite en cuivre, au bord du couvercle en laiton, réalisée entre 1860 et 1921 dans les ateliers du potier d’étain Deriveau à Paris. Elle a été transformée vers 1968 en réserve à eau baptismale à l’initiative du Révérend Père Henry Delpierre, par l’adjonction d’une croix en fer forgé.

Fonts baptismaux amovibles

Ces fonts baptismaux comportent une cuve en inox surmonté d’un couvercle en cuivre repoussé. Le tout repose sur un piétement en laiton. Ils ont été offerts par des paroissiens au début des années 2000.

CATHÈDRE, STATUES DE ST JEAN et STE MARIE-MADELEINE

STATUES DE ST PAUL et ST BENOÎT

HISTORIQUE

Jusqu’à la fin des années 1970,  le chœur de l’église était orné de deux statues, représentant Saint Jean et Sainte Marie-Madeleine,  et qui encadraient la cathèdre, don de paroissiens au curé de l’époque, le révérend Père Henry Delpierre.

L’origine de ces statues reste inconnue. Ce qui est sûr, c’est qu’elles ornaient en 1954 l’ancien Maître-Autel de l’église, mais des clichés plus anciens montrent qu’elles ne s’y trouvaient pas à l’origine. Lors de travaux de modernisation de l’espace liturgique en 1957/1958, à l’initiative Révérend Père Henry Delpierre (qui fut un temps moine bénédictin à l’abbaye Saint-Paul de Wisques, près de Saint-Omer), les anciens autels sont retirés et remplacés par d’autres, modernes. C’est à ce moment-là que les statues sont placées au fond du chœur, sur deux socles, de part et d’autre de la cathèdre.

Des photos prouvent que les 2 statues étaient toujours en place en 1977, et qu’en 1981, elles avaient disparues. Deux statues, en terre cuite, représentant Saint Paul et Saint Benoît, provenant des ateliers des moines de l’Abbaye de Wisques, les ont, pendant un temps, remplacées. Plusieurs sources ont expliqué que la statue de Sainte Marie-Madeleine avait été dérobée et que celle de Saint Jean avait été confiée au Père Abbé de l’époque de l’abbaye de Wisques, sans doute pour la mettre à l’abri.

Pour identifier Saint Paul, les moines artisans ont inscrit sur le cartouche encadrant l’apôtre : « scio cui credidi » (2e lettre de Saint Paul à Timothée 1. 12) qui signifie : « Je sais en qui j’ai mis ma foi ». La statuaire traditionnelle représente toujours Saint Paul avec une épée, ce qui est le cas. L’épe a été instrument de supplice de saint Paul aux « Tre-Fontane » de Rome, mais symbolise aussi la force et la vigueur du message paulinien qui continue à se maintenir dans les siècles. Il est le fidèle soldat et ambassadeur du Christ depuis sa conversion sur le chemin de Damas (malgré qu’il ait été préalablement persécuteur des chrétiens). Pour plus de certitude dans l’identification, il a été figuré tenant dans sa main gauche un parchemin sur lequel est écrit « ego sum Paulus » (Je suis Paul)

Pour identifier Saint Benoît, les moines ont inscrit sur le cartouche encadrant le fondateur de l’ordre des bénédins (ordre qui est d’ailleurs celui des moines de l’Abbaye de Wisques qui ont réalisé cette statue) et du monachisme occidental, les paroles suivantes : « soli Deo placere » (ne plaire qu’à Dieu seul). Elles proviennent, d’après le Pape Saint Grégoire le Grand, de dialogues que ce dernier a eu avec Saint Benoît lui racontant sa vie (ici : Roma Dialogues livre 2. Prol. 1), et elles inspirèrent la règle de Saint Benoît, toujours en vigueur pour aider ses disciples dans la vie monastique communautaire. Il est représenté ici, comme le plus souvent dans l’art, avec sa crosse d’abbé et sa Règle (livre) sur laquelle on peut lire « Ausculta » qui est le premier mot du prologue de celle-ci : « Ausculta, o filii, praecepta magistri et inclina aurem cordis tui et admonitionem pii patris libenter excipe et afficaciter comple » (écoute, mon fils, les préceptes du maître et tends l’oreille de ton coeur. Reçois volontiers l’exhortation d’un père si mon et mets-la en pratique). Ainsi commence la Règle de Saint Benoît, emprunte de sagesse, d’autorité et de douceur.

Pour découvrir une biographie succincte du R.P. Delpierre, cliquer sur la vignette ci-dessous.

En 2016, dans un désir de restituer le chœur dans son aspect d’avant 1981, un accord est passé avec le Père Abbé actuel de l’abbaye, le Révérend Père Dom Philippe de Montauzan, pour faire revenir la statue de Saint Jean à l’église. Cet accord stipule que la statue, tout en continuant d’appartenir à la communauté bénédictine,  est placée en dépôt dans l’église de Wimereux pour  une durée indéterminée, charge à la paroisse de la remettre à l’emplacement qu’elle occupait sous le mandat du révérend Père Delpierre. La statue regagnera son emplacement originel en septembre 2016, tandis que les statues de terre cuite de l’Abbaye de Wisques ont été précieusement déplacées dans la sacristie, aux côtés d’autres statues de saints…

Afin de compléter le chœur et lui permettre de retrouver son aspect d’origine et son intégrité, il est décidé de faire réaliser une nouvelle statue de Marie-Madeleine, en remplacement de celle disparue. Pour ce faire, le travail est confié à un sculpteur, élu meilleur ouvrier de France en 2007, et qui a son atelier à Belle-Île en-Mer : Monsieur Thierry Gillaizeau. Il lui faudra 180 heures de travail pour réaliser la sculpture de chêne, mesurant 80 cm. C’est au cours de la messe du 5ème dimanche de Pâques, le dimanche 14 mai 2017, que la nouvelle statue est bénie par l’abbé Jean-Pierre Boutoille, curé de la paroisse.

Statues, hauts-reliefs, et autres centres d’intérêt artistiques de l’église de l’Immaculée Conception de Wimereux

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Si vous voulez visiter l’église, soit sur place avec un guide électronique (votre tablette ou votre smartphone connecté à internet), soit depuis chez vous sur votre ordinateur, vous pouvez avoir un accès direct aux articles décrivant les œuvres selon leur localisation dans le plan de l’église, en cliquant sur le bouton suivant :

 

Les voûtes de la nef et des 2 chapelles

La nef de l’église de Wimereux a la particularité d’avoir une superbe voûte en carène renversée (autrement appelée voûte en berceau ogival lambrissé), entièrement peinte.

Cette magnifique voûte en bois n’aurait peut-être pas vu le jour si les plans de l’Abbé Lebègue n’avaient pas été contrariés. En effet, les archives départementales nous ont appris récemment que son projet initial d’église prévoyait une voûte de pierre. Cependant, il avait peur de ne pouvoir trouver les finances nécessaires. En outre, la durée des travaux aurait été allongée du fait de la nécessité de renforcer les murs de l’église pour qu’ils puissent supporter le poids de la voûte dans un matériau plus lourd. Aussi, l’abbé est contraint de revoir ses ambitions à la baisse et s’en explique, tout en s’excusant, dans un courrier daté du 11 janvier 1866, adressé à l’Evêque.

Lettre de l’Abbé Lebègue à l’évêque concernant l’abandon du projet du toit de pierres

Le remarquable travail de peinture décorative des voûtes est dû en partie au talent de l’abbé Hoffmann (1886), vicaire de Wimille (mort en 1900), qui a également orné l’église de Wimille de magnifiques fresques. Ces dernières disparaîtront avec la Seconde Guerre Mondiale.

L’intérieur de l’église avant son agrandissement de 1905. On peut y voir les plafonds peints, ainsi que les fresques peintes sur les murs.

Les décors de l’église de Wimereux, qui datent pour la partie ancienne de 1886, et sont exécutés au pochoir, se composent de motifs géométriques et entrelacs floraux d’où émerge une fleur de lys. A l’époque, l’abbé Hoffmann décore également les murs de frises ainsi que le fronton du chœur mais ces peintures resteront inachevées.

En 1905, l’agrandissement de l’église entraîne la suppression des frises et de la décoration du fronton du chœur. Ce n’est qu’en 1939 que le décor de la voûte de la nef centrale sera continué sur la partie nouvelle, soit 34 ans plus tard. La décision a été prise à l’occasion d’importants travaux de rénovation intérieure. Le travail est confié à l’entreprise Husset Père et Fils de Boulogne-sur-Mer, qui reprend les mêmes motifs que ceux voulus par l’abbé Hoffmann. Les plafonds chapelles latérales, jusqu’alors dépourvus de peintures, se voient dotés chacun d’une décoration symbolique en rapport avec le saint auquel les chapelles sont dédiées.

Sur les photos prises dans les 30 ans qui ont suivi l’agrandissement de 1905 on constate que le prolongement de la voûte n’avait pas donné lieu à un décors peint. Par contre, la première photo a été prise peu de temps après l’achèvement des travaux d’agrandissement, et les frises murales de la partie ancienne de l’église persistaient encore, contrastant avec la partie nouvelle dépourvue de tels décors. Elles disparaîtront peu de temps après.

Ainsi, la chapelle de la Vierge reçoit des motifs dans les tons bleus, avec des étoiles, et surtout des lys dans les épines, symbole de l’Immaculée-Conception.

Le décor de la chapelle opposée (aujourd’hui dédiée à saint Joseph) est consacré à la Passion et au Sacré Cœur (car cette chapelle était autrefois dédié au Sacré Coeur de Jésus). Le plafond est peint dans deux tons rouges, relevés par la passiflore, fleur dans laquelle les Jésuites voulaient retrouver les symboles de la Passion : la couronne d’épines, les 3 clous, le fouet, le marteau et les 5 plaies (passiflore signifie :  » Fleur de la Passion « ).

 

Histoire et description de l’orgue anglais « Speechly & Ingram » (1870, NW London) de l’église de l’Immaculée Conception de Wimereux

Orgue Classé « Monument Historique » pour sa partie instrumentale (26/12/1987)

Restauration (1991-1997) :
Maître d’ouvrage : DRAC Nord Pas de Calais.
Maître d’oeuvre : Monsieur Bernard Hédin , Technicien-Conseil.

Facteurs d’Orgue pour la Restauration : Millot-Jaccard puis Nicolas Toussaint.

(cliquez sur l’icone pour aller sur son site)

Facteur d’Orgue actuel assurant son entretien semestriel : Bernard Aubertin :

(cliquez sur l’icone pour aller sur son site)

Composition

Great Organ – Grand Orgue : 56 notes (C-g »’) :
Open Diapason 8 – Montre 8
Dulciana 8 – Salicional 8
Stopped Diapason & Clarabella 8 – Bourdon et Clarabella 8
Gemshorn 4 – Prestant 4
Flute Harmonic 4 – Flute Octaviante 4
Flageolet 2 – Flageolet 2

Swell – Récit : 56 notes (C-g »’):
Double Diapason 16 – Quintaton 16
Violin Diapason 8 – Violoncelle 8
Lieblich Gedact 8 – Cor de Nuit 8
Principal 4 – Principal 4
Fithteen 2 – Doublette 2
Mixture – Mixture III rgs
Trumpet 8 – Trompette 8
Hautbois 8 – Hautbois 8
Vox Humana 8 – Voix Humaine 8 (c)

Pedal – Pédale : 30 notes (C-f’) :
Grand Open Diapason 16 – Flûte 16
Grand Stopped Diapason 16 – Soubasse ou Grand Bourdon 16

Accouplement Rt/GO, Tirasse Rt, Tirasse GO, Octave Grave, Trémolo, Appel hanches et mixture du Récit, Renvoi hanches et mixtures du Récit, Appel des 6 jeux du GO, Renvoi des 4 et 2 du GO

La : 440 Hz à 15°C

La composition de l’orgue n’a pas évoluée depuis sa fabrication, mis à part l’ajout de la Voix Humaine, sans doute assez rapidement après la première mise en place car sa tuyauterie est parfaitement identique à celle des autres jeux. L’harmonie du Quintaton du Récit a été modifiée pour le transormer en Bourdon 16 en relevant les hauteurs de bouche.

Il est possible de visiter l’orgue. Ceux qui le désirent peuvent prendre rendez-vous avec l’organiste, Arnaud Destombes, en téléphonant : 06 09 14 91 51 ou à l’Association AEICW au 06 88 95 72 88

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